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Ethiopie / Erythrée

Un nouveau scénario pour expliquer les heurts entre l'Ethiopie et l'Erythrée

Le calme est revenu après les combats qui ont opposé l'Erythrée et l'Ethiopie le week-end dernier. Photo: la route principale près d'Akordat, à l'ouest d'Asmara, la capitale érythréenne.
Le calme est revenu après les combats qui ont opposé l'Erythrée et l'Ethiopie le week-end dernier. Photo: la route principale près d'Akordat, à l'ouest d'Asmara, la capitale érythréenne. REUTERS/Thomas Mukoya
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après les combats qui ont opposé l'Erythrée et l'Ethiopie le week-end dernier, le calme est revenu. Mais l'Erythrée a demandé la convocation du Conseil de sécurité de l'ONU, alors que Ban Ki-moon, l'Union africaine et les Etats-Unis ont appelé les deux parties à la retenue. Si les armes se sont tues le long de cette frontière sous haute tension, on ignore encore le déroulement exact de ces affrontements. Une première explication a pourtant été proposée par un site internet érythréen, généralement bien informé. Ces combats, en tout cas, sont intervenus dans un contexte bien particulier pour les deux pays.

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Samedi vers minuit, un groupe de jeunes conscrits Erythréens aurait tenté de fuir en Ethiopie, en traversant l'ancienne ligne de front. Une patrouille de l'armée les aurait alors surpris et fait feu dans leur direction, au moment où ils passaient la frontière. Un groupe rebelle érythréen, basé en Ethiopie, aurait aussitôt riposté pour protéger les fugitifs. Une nuit d'échanges de feu s'en serait suivie, avant que les deux armées ne se mêlent des combats, à coups d'obus de mortier et de tirs de chars, jusqu'à dimanche après-midi.

Voilà le scénario proposé par un site érythréen d'opposition basé aux Etats-Unis, awate.com, pour raconter les affrontements du week-end dernier.

Une source bien informée auprès de l'armée érythréenne, consultée par RFI, dit ne pas être en mesure de confirmer cette version des faits. En revanche, elle affirme que, quel que soit l'élément déclencheur de ces combats, ils ont été volontairement dramatisés par le commandement érythréen. Une dramatisation doublée par des déclarations virulentes, affirmant que l'Ethiopie avait lancé une attaque massive contre son territoire.

Tout cela, selon cette source, alors que le gouvernement d'Asmara est sous pression. Une commission d'enquête de l'ONU l'accuse en effet de crimes contre l'humanité et les habitants d'Asmara se lamentent depuis quelques jours sur les centaines d'avis de décès affichés dans la rue. Le nom de jeunes Erythréens noyés en Méditerranée en fuyant leur pays.

Côté éthiopien, des témoins directs ont confirmé à RFI que des renforts importants avaient été discrètement envoyés à la frontière ces dernières semaines. Et ce après plusieursmises en garde du gouvernement d'Addis Abeba vis-à-vis de « l'aventurisme militaire » de l'Erythrée.

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