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Madagascar

Madagascar: malgré une unité spéciale, les dahalos continuent les attaques

Corps de dahalos tués par les villageois dans la province d'Anosy, dans le sud de la Grande Ile, le 3 septembre 2012.
Corps de dahalos tués par les villageois dans la province d'Anosy, dans le sud de la Grande Ile, le 3 septembre 2012. AFP/Province d'Anosyy pr
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Madagascar, une bande armée a fait feu sur un taxi-brousse entre Tuléar et Beroroha dans le sud-ouest de l’île, ce mardi. Dans l’accident, 31 personnes sont mortes dont 10 enfants et un gendarme. Un peu plus tôt dans la matinée, ils s’étaient attaqués à une voiture de l’armée. Dans tout le sud de la Grande Ile, les dahalos, ces bandits de grand chemin, attaquent les voyageurs ou volent les troupeaux de zébus et l’Etat n’arrive pas à assurer la sécurité. Après une vaste opération militaire l’année dernière, la nouvelle stratégie, une unité spéciale anti-dahalo, se montre aussi peu efficace.

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Selon les premiers rapports, les dahalos étaient une vingtaine, ils ont dressé des barricades sur la route. Après un véhicule de l’armée, ils ont visé un camion taxi-brousse, comme l’explique le général Anthony Rakotoarison, directeur de la sécurité et des renseignements à la gendarmerie nationale : « Un dahalo a tiré sur le chauffeur pour arrêter le véhicule et les dahalos ont tiré sur les roues du véhicule. Le camion taxi-brousse a fait des tonneaux ; donc c’est ce qui a causé la grosse perte, 31 morts et 17 blessés ».

La semaine dernière, une unité spéciale anti-dahalo a justement été créée. Soixante-quinze hommes pour aider à sécuriser tout le sud-ouest de Madagascar. Un dispositif évidemment insuffisant. Basés trop loin, ils n’ont même pas pu intervenir. Une autre unité a dû être envoyée sur place. Pour le lieutenant-colonel Armandin Ralaiko, chef des opérations à la gendarmerie, l’unité spéciale anti-dahalo est pourtant compétente : « Ils sont équipés de véhicules tout terrain, ils sont même équipés de véhicules blindés, ils ont reçu des formations commandos parce qu’on ne combat pas les dahalos comme on peut combattre des voleurs ou des pickpockets éventuellement, parce qu’ils sont armés, ils évoluent dans des zones enclavées ».

Le problème viendrait du manque de moyen. Dans l’idéal, selon lui, il faudrait tripler les effectifs, les répartir sur le territoire et avoir un soutien aérien, un hélicoptère dédié à ces unités.

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