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Libye

Libye: l'OMS appelle à cesser les attaques contre les hôpitaux

Des habitants de Benghazi, près d'un hôpital de la ville, après l'explosion d'une voiture, le 24 juin 2016.
Des habitants de Benghazi, près d'un hôpital de la ville, après l'explosion d'une voiture, le 24 juin 2016. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le mois de juin a vu trois attaques qui ont visé des hôpitaux à Benghazi, ville située à l'est du pays miné par les conflits et les divisons. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné ces récentes attaques qui ont fait des victimes parmi les patients et le personel et invite les parties à ne pas attaquer les installations médicales. Selon l’OMS, près de 60% des hôpitaux et des centres médicaux situé dans des zones de conflit en Libye sont fermés ou ne fonctionnent pas pour des raisons de sécurité.

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Les attaques visant les établissements de santé continuent en Libye. La fréquence et l’ampleur de ces attaques ne cesse d’augmenter. Dans un pays livré au chaos, les milices dictent leur loi et ne veulent pas reconnaître la neutralité d’équipes médicales. Dans le sud du pays, à 60 km de la ville de Sebha, un hôpital offre des services médicaux à 85 000 personnes aux alentours. Cet hôpital avait fermé pour quelques jours. Il était une fois de plus attaqué, mais cette fois-ci ce n'était pas les milices.

« La situation sécuritaire s'est aggravée ces derniers temps, témoigne Makhzoum Daou, le vice-directeur de l'hôpital « Barak el-Chati ». Des milices qui s'estiment au-dessus des lois viennent parfois et frappent les membres de l'équipe médicale qui travaillent dans cet hôpital, les étrangers comme les Libyens. Il y a quelques jours, des habitants de la ville ont envahi l'hôpital pour y habiter. Il n’y avait pas d'électricité et à l’hôpital nous avons un groupe électrogène. Nous manquions déjà de médecins et d'infirmiers. Nous étions obligés de fermer nos portes durant quatre jours, le temps de trouver des gardes armées pour l'hôpital. »

La Libye, depuis le temps de Kadhafi, compte beaucoup sur les étrangers dans le secteur médical. Le nombre de démissions d'étrangers travaillant dans le secteur, même de nationalité arabe, connait actuellement une forte hausse. Par ailleurs, la Libye manque cruellement de médicaments, surtout les vaccins pour enfants.

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