RDC

RDC: Greenpeace dénonce l'attribution de trois concessions forestières

En RDC, un moratoire sur l'attribution de nouvelles licences d'exploitation forestière est en vigueur.
En RDC, un moratoire sur l'attribution de nouvelles licences d'exploitation forestière est en vigueur. AFP PHOTO / Junior D. Kannah

En République démocratique du Congo, Greenpeace dénonce l'octroi par le gouvernement de trois titres forestiers, le tout, d’après l’ONG, en toute violation du moratoire sur l'allocation de nouvelles concessions de forêts, qui est toujours en vigueur.

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D’après l’ONG Greenpeace, ces trois titres fonciers ont été conclus en 2015 et concernent au total 650 000 hectares de forêts. La Somifor aurait ainsi obtenu deux titres dans les provinces du Tchuapa et de l’Equateur. Et la Fodeco, un titre forestier dans la province des lacs Tshopo.

Greenpeace dénonce l’octroi de ces concessions, alors qu’un moratoire est en vigueur. D’après cette organisation, le pays ne remplit toujours pas les critères de transparence pour attribuer de nouvelles concessions forestières.

« Il y a l’illégalité, il y a la corruption et donc ce qui n’est pas acceptable, c’est que le gouvernement congolais puisse donner d’autres forêts alors que la superficie qui est dédiée aujourd’hui à cette exploitation industrielle n’est pas maîtrisée », affirme Irene Wabiwa Betoko, responsable de la campagne forêt chez Greenpeace.

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Les autorités précisent que ces concessions ont été octroyées par un ancien ministre de l'Environnement, qui a quitté ses fonctions. Son remplaçant, Robert Bopolo, dénonce « une opération faite en toute clandestinité » et assure que ces contrats seront bientôt annulés. « Ces contrats n’existent pas physiquement, assure-t-il : il n’y a pas eu occupation de concessions forestières, il n’y a pas eu de flux financiers en direction du Trésor public donc tout ce que nous avons à faire c’est de constater que le forfait n’a pas réussi et de prendre des dispositions pour annuler quand même par un arrêté cette infraction. »

Autre assurance fournie par le ministre, le respect du moratoire reste une priorité. Le gouvernement est bien conscient qu'il doit encore faire des efforts, notamment en termes d'aménagement des espaces forestiers.

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