RDC

RDC: heurts entre la police et des militants de l'UDPS après la mort d'un motard

Les échauffourés ont eu lieu dans le quartier de Limete (ici son échangeur).
Les échauffourés ont eu lieu dans le quartier de Limete (ici son échangeur). RFI/Sonia Rolley

En République démocratique du Congo, l'après-midi du mardi 2 août a été émaillé d'incidents à Limete après la mort d'un jeune motard. Un « combattant », dit l'UDPS. C'est le nom donné aux militants les plus engagés du parti d'Etienne Tshisekedi. Alors que le retour de l'opposant historique et même le meeting de l'opposition dimanche dernier s'étaient déroulés sans incidents, cette mort imputée à un militaire a provoqué des échauffourées entre la police et les partisans du président de l'UDPS.

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Les faits se sont déroulés devant l'hôpital Saint-Joseph de Limete en début d'après-midi. Selon l'UDPS, ce militant, un moto-taxi, et des collègues étaient venus chercher le corps d'un mécanicien, un ami, quand l'incident a eu lieu. Le militaire aurait délibérément tiré contre un partisan d'Etienne Tshisekedi qui avait, selon l'UDPS, le t-shirt et même une photo du vieux leader autour du cou.

Clément Limbala

La police - elle - parle d'une altercation entre deux groupes, le militaire ne serait intervenu que pour ramener le calme et une balle perdue aurait touché le jeune homme qui aurait été ensuite habillé aux couleurs de l'UDPS pour jeter le trouble. Un officier de police avait dans un premier temps affirmé que le militaire en question était un membre de famille excédé de voir ce motard et ses compagnons « voler » le corps de son proche.

Colonel Ezéchiel Mwanamputu

Toujours est-il que la situation a dégénéré pendant quelques heures en affrontements entre les « combattants » de l'UDPS et la police. Barricades érigées, gaz lacrymogènes, des témoins disent même avoir entendus des tirs. Selon une source militaire, un soldat qui passait aurait été tabassé par les jeunes en colère et serait grièvement blessé. Cette source dément toute volonté de viser un militant de l'UDPS, mais parle d'un incident.

Le « tireur », qui aurait non seulement tué un motard mais blessé un autre civil, serait toujours en fuite, mais il sera capturé et puni, promet cette source. Mais ses supérieurs, deux officiers, auraient été mis immédiatement aux arrêts pour « l'avoir laissé intervenir seul ».

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