Soudan du Sud

Le Soudan du Sud accepte le déploiement d'une force régionale sur son territoire

Le nouveau vice-président du Soudan du Sud, Taban Deng Gai, en marge du sommet extraordinaire de l'Igad sur la situation dans le pays, à Addis Abeba, le 5 août 2016.
Le nouveau vice-président du Soudan du Sud, Taban Deng Gai, en marge du sommet extraordinaire de l'Igad sur la situation dans le pays, à Addis Abeba, le 5 août 2016. REUTERS/Tiksa Negeri

Le Soudan du Sud a accepté ce vendredi 5 août le principe de l'envoi sur son territoire d'une force régionale suite à de récents affrontements dans sa capitale Juba, au cours d'un sommet de l'organisation régionale Igad à Addis Abeba.

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Si le Soudan du Sud accepte le principe d'une force de protection, c'est du bout des lèvres. Les Etats d'Afrique de l'Est ont obtenu que leurs chefs d'état-major se rendent à Juba pour discuter du déploiement de cette force. Les diplomates craignent déjà que les discussions s'éternisent et que le gouvernement sud-soudanais traîne les pieds.

Car dans les couloirs du Sheraton à Addis Abeba où se tenait ce sommet, le camp Salva Kiir clamait haut et fort qu'il n'est pas question de transformer « le Soudan du Sud en protectorat de l'ONU ».

Le retour de Riek Machar en jeu

Les partisans de l'ex-rebelle Riek Machar à qui ceux de Salva Kiir donnaient volontiers l'accolade comme de vieux amis affirment quant à eux que sans cette force régionale de protection, il n'y aura plus d'accord de paix et Riek Machar ne rentrera pas à Juba.

Les chefs d'Etats présents à Addis Abeba ont invité l'ancien vice-président déchu à revenir prendre son poste à Juba. Personne ne sait aujourd'hui où se trouve Riek Machar et ce sommet s'est tenu sans lui.

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