Soudan du Sud

Soudan du Sud: les autorités acceptent la venue des forces de l'Igad

Le nouveau vice-président du Soudan du Sud, Taban Deng Gai, en marge du sommet extraordinaire de l'Igad sur la situation dans le pays, à Addis Abeba, le 5 août 2016.
Le nouveau vice-président du Soudan du Sud, Taban Deng Gai, en marge du sommet extraordinaire de l'Igad sur la situation dans le pays, à Addis Abeba, le 5 août 2016. REUTERS/Tiksa Negeri

Le principe de l'envoi sur le territoire du Soudan du Sud d'une force régionale a été accepté, hier, par le gouvernement sud-soudanais à Addis Abeba, en Ethiopie, à l'occasion d'une rencontre des pays membres de l'Igad, l'organisation intergouvernementale pour le développement des Etats d'Afrique de l'Est. Alors que l'ancien vice-président Riek Machar a quitté la capitale sud-soudanaise, des discussions restent à venir sur les modalités de cette force.  Discussions qui se tiendront justement à Juba, la capitale.

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C'est un accord de principe seulement qui a été décidé samedi 6 août. « Il ne s'agit pas d'une force d'intervention, mais d'une force de protection. Celle-ci serait déployée à Juba pour permettre le retour de Riek Machar », explique le chercheur Miklos Gosstoni.

A Addis Abeba, comme à Juba, les observateurs accueillent cette décision avec prudence. L'un d'eux estime que « cette décision est la bienvenue, mais que le diable se trouve dans les détails ». En effet, continue le diplomate, « on redoute que le président soudanais Salva Kiir, au final, se rétracte ».

Une protection insuffisante

Mais, comme le souligne Miklos Gosstoni, la protection des civils reste un problème en suspens. « Envoyer, disons 2 000, 3 000, 5 000 soldats, n'aura pas un effet de dissuasion suffisant pour empêcher que des massacres aient lieu. Est-ce que la force de l'Igad aura la possibilité d'arrêter ce genre de massacre ? Sans doute pas, de la même manière que la force de l'ONU n'a pas cette capacité », a-t-il tempéré.

Les 12 000 soldats de la Minuss déployée au Soudan du Sud n'ont pas pu empêcher les dizaines de milliers de morts depuis le début de la guerre civile, il y a deux ans.

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