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Madagascar

Madagascar: trois inspecteurs d’Etat mettent en cause le Premier ministre

Le Premier ministre malgache, Olivier Mahafaly, est-il impliqué dans une affaire de détournement de fonds publics ?
Le Premier ministre malgache, Olivier Mahafaly, est-il impliqué dans une affaire de détournement de fonds publics ? © Sarah Tétaud/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce lundi 8 août, trois inspecteurs d'Etat ont été convoqués en conseil de discipline. Ils sont accusés d'avoir divulgué à des journaux d'opposition (La Gazette de la Grande Ile, La Vérité, Inona Vaovao), un document mettant en cause l'actuel Premier ministre, Olivier Mahafaly, dans une affaire de détournement de fonds publics en 2014. Pour leur avocat, ces trois inspecteurs sont sanctionnés pour avoir fait leur travail.

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120 000 euros, c'est le montant de la subvention exceptionnelle, accordée en 2014, par le ministère de l'Intérieur à la commune rurale d'Ambohimahamasina, pour réhabiliter un local municipal. Selon l'extrait du rapport de trois inspecteurs d'Etat, qui a fuité dans la presse en avril dernier, la somme aurait été virée sur le compte de la mairie avant d'être détournée sur le compte d'un particulier, sur ordre de l'actuel Premier ministre Olivier Mahafaly, à l'époque ministre de l'Intérieur.

Lundi, les trois inspecteurs, auteurs du rapport, ont été convoqués en conseil de discipline au palais présidentiel. Ils ont été accusés d'avoir failli à leur devoir de réserve en divulguant le document aux médias. Leur avocat, Me Olala, nie en bloc et ajoute que les agents sont sanctionnés pour avoir fait leur travail tandis que les véritables coupables ne sont pas poursuivis.

« Des inspecteurs généraux de l’Etat étaient envoyés en mission. Ils ont trouvé des malversations. La faute de ces personnes, c’est d’avoir trouvé des anomalies et d’avoir accompli leur travail. Les preuves sont là », assure leur avocat.

Les trois agents de l'Etat ont demandé à être mutés à un autre poste. Le président de la République devra statuer sur leur sort dans les prochains jours. Si au moment de la révélation de l'affaire le Premier ministre avait démenti les accusations à son encontre, il restait hier injoignable par téléphone.

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