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Droits de l’homme

Le nouveau président de la FIDH veut améliorer la coopération UA-CPI

Dimitris Christopoulos, nouveau président de la FIDH, entend aussi surveiller l'Europe où la situation des droits de l'homme s'est dégradée selon lui.
Dimitris Christopoulos, nouveau président de la FIDH, entend aussi surveiller l'Europe où la situation des droits de l'homme s'est dégradée selon lui. FIDH
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a un nouveau président. Le Grec Dimitris Christopoulos a été choisi samedi 27 août pour un mandat de trois ans, à l’issue du congrès annuel de la FIDH qui se déroulait en Afrique du Sud. Il fera du continent africain l’une de ses priorités. Il s’attardera, entre autres, sur la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Tchad, le Mali ou encore l’Egypte où les violations des droits de l’homme sont fréquentes.

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Avocat et professeur de sciences politiques à l’université Panteion d’Athènes, Dimitris Christopoulos a passé plus de vingt ans à défendre les droits humains en Grèce. Joint à Johannesburg, il appelle à une meilleure coopération entre l’Union africaine et la Cour pénale internationale : « On a beaucoup de choses à améliorer dans ce processus qui existe depuis quelques années. [...] Beaucoup de gouvernements pensent ou disent que les droits de l’homme sont une invention occidentale qui n’a pas grand-chose à faire avec les traditions africaines, etc. Alors que ce n’est pas comme ça. »

« Les droits de l’homme, poursuit M. Christopoulos, sont bien une tradition occidentale, mais ils sont universels. Alors lorsque que, par exemple, le gouvernement du Zimbabwe nous dit que l’homosexualité est un crime ou une maladie qui vient de l’Ouest, ça, c’est quelque chose qui est inacceptable parce qu’en fait, ça touche au cœur de la dignité humaine. »

Une « dégradation de la situation des droits de l’homme partout en Europe »

Au-delà de l’Afrique, Dimitris Christopoulos, à la tête de la FIDH, entend bien aussi s'intéresser au continent européen, où la crise des migrants a ouvert, selon lui, plusieurs dérives : « Le défi est grand. Nous avons les guerres ouvertes, mais nous avons aussi une dégradation de la situation des droits de l’homme partout en Europe. Je fais référence à deux choses : à la question de la gestion de l’immigration, des réfugiés, mais je fais aussi référence à la lutte anti-terroriste. »

« L’Europe, signale-t-il, ce n’est pas uniquement qu’elle a des problèmes au niveau des droits de l’homme, mais elle-même risque de devenir un problème des droits de l’homme parce que l’impact européen sur tout ce qui se passe au niveau mondial est toujours extraordinaire. Alors si l’Europe viole de façon systématique les droits de l’homme et des migrants, si l’Europe dégrade, détériore de façon systématique les garanties constitutionnelles quant à la guerre contre le terrorisme, on risque de se trouver dans une situation où les acquis du XXe siècle sont absents. »

► A (RE)LIRE : FIDH : 90 ans de combats pour la défense des droits de l’homme

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