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Madagascar

Madagascar: la filière porcine dans la tourmente

Elevage de porc (photo d'illustration).
Elevage de porc (photo d'illustration). RFI/ Ariane Gaffuri
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Madagascar, la filière porcine est une nouvelle fois montrée du doigt. En 2010, un rapport mettait en évidence la présence d’une hormone de contraception pour femme dans près de 90% des carcasses de truies testées pour l’étude. Six ans après, l’acétate de médroxyprogestérone, c’est le nom de l’hormone, est toujours utilisé par les éleveurs pour réduire, entre autres, le temps d’engraissement des bêtes et ce malgré une interdiction par la loi. La médiatisation de cette situation vient d’entraîner une bataille de communication entre ceux qui veulent alerter sur les risques causés sur la santé humaine et ceux qui veulent sauver la filière en crise.

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A Madagascar, la filière porcine génère plus de 230 millions d’euros (750 milliards d’ariary) par an. Autant dire que cette affaire d’hormone de contraception décelée dans les porcs embarrasse bien du monde. A commencer par le docteur Fils Andriamainty, directeur des services vétérinaires du ministère auprès de la présidence en charge de l’Elevage : « Le fait d’avoir annoncé cela publiquement, ça a créé quand même une certains psychose. Et cette psychose-là a fait chuter la façon la consommation de viande de porc, dont je ne veux pas citer de pourcentage ».

Mamy Andriamanarivo, le ministre de la Santé publique, lui, n’hésite à rappeler le pourcentage des truies testées positives au l’acétate de médroxyprogestérone : « 87%. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un danger de santé publique parce qu’une viande que les gens consomment quotidiennement peut entraîner des perturbations hormonales. Mais il n’y a pas encore d’étude parce que c’est en cours, et j’ai donné l’ordre de suite que la vente de ce produit se fait seulement dans les pharmacies avec une ordonnance médicale ».

Des chercheurs américains ont montré que la consommation de viande contenant des résidus de cette hormone pouvait avoir des effets sur la santé : altération de la mémoire, fragilité osseuse, risques de maladies cardio-vasculaires. Les services de santé malgaches ont décidé, eux, de réaliser leur propre étude pour confirmer ou non les effets sur la santé humaine. De leur côté, les services vétérinaires promettent, une nouvelle fois, des contrôles plus strictes, pour tenter de faire appliquer une loi qui interdit l’utilisation de ces hormones depuis maintenant dix ans.

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