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Pêche

Une patrouille pour lutter contre la pêche illégale au large des côtes africaines

Le Kedougou, l'un des patrouilleurs de haute mer utilisés lors de la mission de surveillance de la pêche au large des côtes sénégalaises.
Le Kedougou, l'un des patrouilleurs de haute mer utilisés lors de la mission de surveillance de la pêche au large des côtes sénégalaises. Crédit : CSRP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Lutter contre la pêche illégale. Voilà l'objectif affiché par quatre Etats d'Afrique de l'Ouest : la Guinée Conakry, la Guinée-Bissau, la Gambie et le Sénégal. Durant quatre jours, six navires militaires ont patrouillé tout le long de la façade atlantique. Plus de 80 bateaux de pêche ont été contrôlés, quinze ont été arraisonnés, notamment un chalutier battant pavillon chinois.

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Fin août, les deux patrouilleurs de haute mer sénégalais, le Ferlo et le Kedougou, de 4 à et 50 mètres de long, ont gagné la haute mer de nuit avant de pénétrer dans les territoires de pêches. Notamment au large de la Guinée Conakry, car la zone était en période de repos biologique.

Deux chalutiers chinois ont été pris en pleine pêche illégale, explique le capitaine de vaisseau, Babacar Ba, chef du département surveillance à la commission sous-régionale des pêches (CSRP). « Cet arraisonnement a eu lieu la nuit, dans des conditions de mer un peu difficiles. Le patrouilleur n’a pu rattraper qu’un des navires. Ce sont des navires chinois qui pêchaient sans autorisation », détaille-t-il.

Si un bateau est en fuite, l'autre a été immobilisé au port de Conakry et des amendes ont été infligées. « Un million d’euros au navire qui est accosté au port de Conakry et le double a été infligé à celui qui a pris la fuite », précise Babacar Ba.

→ A (RE)ECOUTER : Le fléau de la pêche illégale en Guinée-Bissau

Cette mission de quatre jours, appuyée par l'Union européenne et la Banque mondiale, qui a coûté 200 000 euros, a également permis d'arraisonner de longues pirogues, 30 à 40 mètres. « C’est un type de pêche qui est en train de prospérer, qui a été surtout développé par les opérateurs chinois, et qui à terme aussi peut impacter négativement les ressources de la sous-région », souligne-t-il.

Cette lutte sous-régionale contre la pêche illégale va se poursuivre. Le Sénégal va recevoir en 2017 un nouveau patrouilleur de haute mer de 60 mètres de long.

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