Accéder au contenu principal
Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire: boycott des cours du mercredi, le gouvernement reste ferme

Photo d'illustration. Ici, une salle de classe dans une école d'Abidjan, en Côte d'Ivoire.
Photo d'illustration. Ici, une salle de classe dans une école d'Abidjan, en Côte d'Ivoire. Getty/Luca Sage
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Côte d'Ivoire, le Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (Midd) a lancé samedi 17 mercredi un mouvement de boycott. En cause : l’arrêté ministériel qui rend obligatoire et gratuit les cours du mercredi matin à l’école primaire et secondaire. En réponse, la ministre de l’Education, Kandia Camara se veut sans concession.

Publicité

« S’ils mènent une grève sauvage et illimitée, la riposte sera sauvage et inoubliable ! Ça suffit, la récréation est terminée ! », lance Kandia Camara, pour le moins furibarde.

Et pour cause : la ministre ivoirienne de l'Education a modérément apprécié le boycott des cours du mercredi matin -devenus obligatoires pour les élèves du primaire et du secondaire- lancé par certains syndicats, dont le Midd.

Alors que les syndicats dénoncent une décision unilatérale de la ministre, Kandia Camara explique que la concertation a bien eu lieu, mais que les enseignants préfèrent leurs emplois du temps d’avant et la perspective pour certains de dispenser des cours de rattrapage rémunérés.

« Radié de la fonction publique »

« Si on touche à un cheveu d’un enseignement, d’un élève ou d’un parent d’élève, qui a décidé d’accompagner son enfant à l’école, celui qui le fera sera radié de la fonction publique », déclare Kandia Camara. Et de poursuivre : « Le droit à la grève est un droit syndical, mais il faut respecter le droit des autres, de celui qui veut travailler, de l’enfant qui veut aller à l’école, des parents qui veulent voir des enfants bien scolarisés, bien formés. »

Face à la fermeté de la ministre, Mesmin Comoé, le secrétaire général du Midd, répond par voie de presse que les sanctions éventuelles ne l'inquiètent pas. Il ajoute que le surnombre des élèves parfois 50 par classe en Côte d'Ivoire est bien plus dommageable à l'enseignement que le manque d'heures.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.