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Guinée-Bissau: divisé, le PAIGC célèbre le 43e anniversaire de son indépendance

Le palais présidentiel vu du siège du PAIGC, à Bissau.
Le palais présidentiel vu du siège du PAIGC, à Bissau. RFI/Carine Frenk
Texte par : RFI Suivre
1 mn

En Guinée-Bissau, c’est dans la division que le pays a célébré, samedi 24 septembre, le 43e anniversaire de son indépendance, le 24 septembre 1974. Le Parti africain pour l’Indépendance de la Guinée et le Cap-Vert (PAIGC) qui revendique toujours le droit de gouverner le pays en même temps que la légitimité historique d’organiser la fête - en tant que mouvement qui a conduit le pays à l’indépendance - a ignoré la commémoration officielle. Le gouvernement que dirige Baciro Dja a, lui, célébré ce jour historique en grande pompe, avec défilé militaire et civil.

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Drôle d’ambiance dans la célébration de la fête de l’Indépendance. Le PAIGC a boudé la cérémonie officielle. Aucun de ses dirigeants n’y a pris part. Toutefois, le parti a organisé, devant sa permanence, des manifestations culturelles et des jets de ballons. Ainsi, 6 000 ballons ont été lâchés pour commémorer le 60e anniversaire de la formation du parti, le 19 septembre.

Cette situation n’est pas passée inaperçue. L’ancien président de transition, Manuel Serifo Nhamadjo, n’a pas caché sa déception.

« C’était une belle occasion que le PAIGC vient de rater, celle de démontrer sa volonté de participer au dialogue pour sortir le pays de la crise », a-t-il déclaré. Même son de cloche du côté du représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Blaise Diplo.

« Je pense qu’ils ont leurs raisons mais c’est dommage parce que c’était une occasion de manifester la solidarité et souhaiter la paix, le bonheur et la réconciliation à ce pays », a, pour sa part déclaré Blaise Diplo.

Pour plusieurs observateurs, la crise politique que traverse la Guinée-Bissau risque de prendre encore du temps car le PAIGC revendique toujours le droit de gouverner le pays ainsi qu’une légitimité historique.

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