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France / Algérie

Algérie: faible écho pour la déclaration de François Hollande sur les harkis

Manifestation de harkis.
Manifestation de harkis. AFP / Anne Christine Poujoulat
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président français a reconnu les responsabilités de la France dans l'abandon des harkis, ces soldats enrôlés par Paris pendant la guerre d'Algérie. Des paroles lors d'un discours prononcé à l'occasion d'une journée d'hommage national qui n'ont toutefois pas eu beaucoup d'écho sur place, en Algérie.

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Au sein de la Fondation Wilaya 4, une association qui travaille pour la mémoire de la guerre d'indépendance, on est dubitatif. Saïd Harikeche estime qu'il n'est pas concerné par les déclarations de François Hollande : « Je pense que la question des harkis, c’est une question franco-française. François Hollande considère que les harkis de la 2e, 3e génération peuvent faire campagne pour lui, donc à chaque échéance électorale c’est de la manip'. »

Son collègue, Abdelkrim Lounis, a perdu son père pendant la guerre. Il estime qu'aujourd'hui, si François Hollande veut apaiser les mémoires, il doit avant tout remettre les archives de l'époque à l'Algérie et aider les familles à faire le deuil des disparus : « Il faut que les autorités françaises aient le courage de mettre à disposition les archives. Du point de vue de notre fondation, ce n’est pas de juger la France. Non, c’est de restituer le corps des gens pour faire le deuil de ces personnes. »

Interrogé par les médias, le président de la Commission algérienne pour la criminalisation de la colonisation a déclaré qu'il fallait désormais que la France reconnaisse les crimes qu'elle a commis entre 1830 et 1962.

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