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Guinée

La Guinée rend hommage aux victimes du massacre du 28-Septembre

La foule s'échappe du stade à Conakry, le 28 septembre 2009.
La foule s'échappe du stade à Conakry, le 28 septembre 2009. Reuters/Reuters TV
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Guinée, plusieurs cérémonies pour se souvenir aux victimes du 28-Septembre se sont déroulées à Conakry. Quelques défenseurs des droits de l'homme et des victimes se sont également réunis au stade, sur les lieux du massacre.

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Une dizaine de banderoles avec le visage des victimes du 28-Septembre sont affichées au stade le temps de la cérémonie. Derrière, des hommes battus, des femmes violées ce lundi sanglant. Quelques défenseurs des droits de l'homme et une délégation de l'Union européenne se sont joints au cortège. Tous ont entamé une marche silencieuse du stade au portail pour ne pas oublier.

C'est la première fois « qu'autant de commémorations sont organisées pour le 28-Septembre », explique Asmaou Diallo, la présidente de l'association des victimes. « Nous sommes là pour le 7e anniversaire, nous serons là pour le 8e, 9e, 10e s'il le faut », indique Florent Geel, de la Fédération internationale des droits de l'homme.

« C'est une journée de deuil, c'est une journée historique. Ce n'est pas uniquement une question nationale, ni uniquement africaine, c'est devenu une affaire internationale, affirme Dimitris Christopoulos, président de la Fédération internationale des droits de l'homme. On devait être ici pour que justice soit rendue. C'est une question de volonté politique, c'est l'affaire de l'Etat guinéen. »

Mais qu'est-ce qui bloque pour la tenue d'un procès, s’interrogent les victimes. Le jugement de l'ancien chef d'Etat de la junte militaire, Moussa Dadis Camara, risque-t-il de fragiliser les autorités ? Y a-t-il un manque de volonté politique ? « Non », répond le ministre de la Réconciliation nationale, Gassama Diaby. Il assure que le gouvernement fera tout pour que justice soit rendue. « Ce procès sera organisé. Nous avons intérêt pour l'honneur de notre pays, pour l'honneur des victimes, mais aussi pour les droits humains », confie Diaby.

Pour autant, certains responsables de l'époque, aujourd'hui soupçonnés, sont encore dans les arcanes du pouvoir. « Oui c'est vrai, c'est regrettable. Bien entendu, ils sont accusés et présumés innocents, mais nous pensons que ceux qui sont soupçonnés doivent être mis en congé en attendant le procés », estime Gassama Diaby. Pour l'heure, la phase d'instruction est toujours en cours et aucune date pour le procès n'a été avancée.

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