RDC

RDC: qui sont les deux militaires sanctionnés par Washington?

Lors des affrontements violents du 19 septembre entre forces de l'ordre et manifestants dans la capitale: forces de sécurité dans le quartier de Limete à Kinshasa.
Lors des affrontements violents du 19 septembre entre forces de l'ordre et manifestants dans la capitale: forces de sécurité dans le quartier de Limete à Kinshasa. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Trésor américain vient de prendre de nouvelles sanctions contre le général Gabriel Amisi, alias Tango Four, actuel commandant de la première zone de défense du pays, à savoir Kinshasa, et l'ancien chef de la police John Numbi. 

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Accusés par les Etats-Unis de « menacer la stabilité » de la RDC et de « nuire au processus démocratique », Gabriel Amisi et John Numbi sont depuis bien longtemps dans le viseur des Nations unies.

Le premier est l'un des généraux congolais le plus souvent épinglé par les experts des Nations unies. La dernière fois, c'était en 2012 : il est alors accusé de trafic de minerais et de contrôler un réseau de distribution d'armes à divers groupes armées, des groupes qu'en tant que chef d'état-major, à l'époque, il est censé combattre.

Dans la foulée, les autorités le suspendent, puis le réhabilitent deux ans plus tard. Il prend alors la tête de la première zone de défense du pays qui inclut Kinshasa. L'homme est réputé pour ses méthodes musclées et cette nomination est perçue par certains comme un avertissement adressé aux populations à la veille d'une séquence électorale cruciale. Le Trésor américain accuse ses unités d'avoir « violemment réprimé des manifestations pacifiques ». Il était dans la rue le 19 septembre dernier.

Quant à John Numbi, l'ancien chef de la police, son nom reste associé au meurtre de Floribert Chebeya. Car même si les juges ne l'ont pas inculpé, la famille du défenseur des droits de l'homme assassiné voit en John Numbi le commanditaire présumé. Depuis, officiellement, il n'est plus en fonction mais il reste influent. Washington l'accuse d'avoir menacé des candidats de l'opposition lors des élections des gouverneurs, en mars dernier, pour les contraindre à se retirer de la course au profit des candidats du pouvoir.

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