RDC

RDC: reprise du dialogue politique national et suspension de la Cenco

Des évêques membres de la conférence épiscopale nationale de la RDC (Cenco).
Des évêques membres de la conférence épiscopale nationale de la RDC (Cenco). cenco.cd

En République démocratique du Congo (RDC), le dialogue politique national a repris à huis clos, ce samedi 1er octobre, à Kinshasa, entre les délégués du pouvoir et la fraction de l’opposition représentée à ce forum. Les débats ont repris en présence du président de la commission nationale électorale, mais sans le représentant de l'église catholique qui s’en est retiré. Ce dialogue est toujours ignoré par les principaux ténors de l'opposition, notamment Etienne Tshisekedi.

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Les débats ont repris à la mi-journée. A l’ouverture, une minute de méditation fut observée puis le facilitateur Edem Kodjo a décrété le huis clos.

La parole a alors été donnée au délégué de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) pour une mise au point. L'abbé Donatien Nshole a expliqué que la Cenco n’a pas encore levé la suspension de sa participation aux travaux mais les évêques congolais « continuent de travailler pour un dialogue inclusif, un dialogue qui puisse garantir la paix », a-t-il précisé.

Ensuite, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a fait son exposé sur le processus électoral, en indiquant que le 31 juillet 2017, la Commission disposera d’un fichier électoral et que vers la fin de la même année 2017, la Céni prévoit de convoquer l’électorat.

Lorsque le président de la Céni terminera son exposé, il y aura un débat et on pourra alors se faire une idée de la durée de la transition.

Suspension de la Cenco

La conférence des évêques catholiques de la RDC a donc suspendu sa participation au dialogue politique national en cours. Ce retrait a été dicté par la répression à Kinshasa, il y a une dizaine de jours lors de manifestations d'opposants à une prolongation du mandat présidentiel de Joseph Kabila.

Face aux journalistes, l’abbé Donatien Nshole s’en explique.

« Cette suspension n’est pas motivée par un discrédit. J’étais aux travaux en cours. C’est simplement la considération du fait que les évènements du 19 et 20 septembre ont démontré suffisamment que, combien même les résultats de ces dialogues auront été bons et les résolutions bonnes, une bonne partie de la population congolaise ne se sentira pas concernée par le compromis qui en serait l’issue », a-t-il déclaré.

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