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France / Rwanda / Justice

France: enquête relancée sur l'attentat contre le président rwandais Habyarimana

L'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana (ici en 1982) marque le début du génocide contre les Tutsis.
L'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana (ici en 1982) marque le début du génocide contre les Tutsis. AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

L'enquête française sur l'attentat en 1994 contre l'avion du président rwandais Habyarimana est relancée. Selon l'AFP, qui a eu accès au dossier, les juges français ont lancé une nouvelle commission rogatoire internationale pour entendre le général Kaymba Nyamwasa, ex-chef d'état-major rwandais. Cet ancien proche du président Kagame, entré en dissidence et exilé en Afrique du Sud, accuse depuis plusieurs années Paul Kagame d’être responsable de l’attaque qui a coûté la vie à Juvénal Habyarimana et constitué un épisode déclencheur du génocide. L'enquête française sur l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, une première fois close à l'été 2014, puis rouverte 3 mois plus tard, avait été une nouvelle fois clôturée sans avancées majeures en janvier dernier.

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Selon les informations de l'AFP, c'est une démarche du général Nyamwasa lui-même qui vient relancer la procédure. En septembre 2013, l'ancien chef d'état-major rwandais, entré en dissidence, avait déclaré à RFI avoir des preuves de la responsabilité de Paul Kagame dans l'attentat et s'était dit prêt à témoigner. Une audition qui n'avait jamais eu lieu.

Pourtant, le général Nyamwasa faisait lui-même partie de 9 proches de Paul Kagame poursuivis dans cette même affaire depuis 2006, suite au rapport du juge Bruguière. Mais le mandat d'arrêt lancé contre lui, puis la commission rogatoire envoyée à l'Afrique du Sud pour son audition, n'avaient jamais abouti.

La nouvelle commission rogatoire qui vient d'être lancée par les juges Nathalie Poux et Jean-Marc Herbaut fait suite, selon l'AFP, a une nouvelle demande de Kayumba Nyamwasa pour être interrogé. Une demande qu'il a assortie cette fois d'une déposition devant notaire faite le 23 juin dernier à Pretoria, dans laquelle il met à nouveau directement en cause le président Kagame, indique l'AFP.

Nyamwasa affirme, dans cette déclaration, qu'au soir du 6 avril 94, il aurait appris de la bouche de Paul Kagame lui-même que « l'avion du président Habyarimana avait été abattu pas nos propres troupes ». Il nomme également deux autres responsables et deux exécutants présumés.

Je dirais que la situation est liée à la volonté entre la France et l'Afrique du Sud...

Réaction de maître Meilhac, avocat de la veuve du président Habyarimana

Le général en exil Faustin Kayumba Nyamwasa lors d'une audience au tribunal de Johannesburg, le 10 juillet 2012
Le général en exil Faustin Kayumba Nyamwasa lors d'une audience au tribunal de Johannesburg, le 10 juillet 2012 AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

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