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Nigeria

Nigeria: regain de violences contre la communauté chiite

Deux chiites ont été tués le week-end du 16 octobre, suite à un raid d'un groupe sunnite à Kaduna, un Etat du nord du Nigeria. (Photo d'illustration prise à Gyallesu, où un mouvement chiite avait été reprimé par l'armée en décembre 2015)..
Deux chiites ont été tués le week-end du 16 octobre, suite à un raid d'un groupe sunnite à Kaduna, un Etat du nord du Nigeria. (Photo d'illustration prise à Gyallesu, où un mouvement chiite avait été reprimé par l'armée en décembre 2015).. REUTERS/Afolabi Sotunde
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Deux chiites ont été tués ce week-end suite à un raid d'un groupe sunnite à Kaduna, un Etat du nord du Nigeria. C'est la deuxième fois en moins d'une semaine que des membres de cette communauté musulmane sont tués suite à des violences. Mercredi dernier 12 octobre déjà, des attaques avaient laissé sans vie au moins une dizaine de victimes chiites dans plusieurs localités du nord et du centre du Nigeria. Les tensions montent vis-à-vis de cette communauté, notamment dans plusieurs Etats du nord du pays. Au Nigeria, plusieurs dizaines de musulmans pratiquent très majoritairement un islam d'inspiration sunnite. La promulgation de lois locales contre les activités des mouvements chiites creuse des fossés entre musulmans.

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Selon des témoins, des membres du Mouvement islamique du Nigeria ont été attaqués alors qu'ils tentaient de reconstruire un de leur local à Kaduna. S'appuyant sur l'interdiction administrative du Mouvement, les assaillants leur ont demandé de quitter le quartier et, devant leur obstination, la confrontation a eu lieu.

En rendant illégales, il y a une dizaine de jours les activités de la principale organisation chiite dans son Etat, Nasir el-Rufaï, le gouverneur de Kaduna, a ouvert une brèche. Les Etats de Kano, de Katsina et de Kebbi avaient interdit les processions à l'occasion de l'Achoura, la fête musulmane commémorant un des petits fils du prophète Mahomet, et célébrée de manière différente par les sunnites et les chiites.

Dans plusieurs localités du Nord, les partisans du Mouvement islamique sont quand même descendus dans la rue la semaine dernière pour respecter leur tradition. Souvent s'en sont suivi des violences contre les marcheurs chiites. Suite aux clashes à Jos, la capitale de l'Etat du Plateau, le gouverneur local a également banni l'organisation.

Pour Nasir Abbas, du Congrès des droits civiques, ces interdictions administratives bafouent « le droit de réunion et le droit de confession garanti par la Constitution nigériane ». Ce regain de tension au sein de la communauté musulmane inquiète de nombreux sunnites, partisans d'une coexistence pacifique avec les chiites.

→(Re)lire : Nigeria: un rapport pointe la répression d'un mouvement chiite par l'armée

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