Afrique du Sud

Afrique du Sud: le conseil municipal finit en bataille rangée

Athol Trollip, maire (DA) de Nelson Mandela Bay, en avril 2016, durant la campagne électorale.
Athol Trollip, maire (DA) de Nelson Mandela Bay, en avril 2016, durant la campagne électorale. MICHAEL SHEEHAN / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Afrique du Sud, la cohabitation entre l'ANC et l'Alliance démocratique (DA) n'est pas toujours facile, dans les villes tombées aux mains de l'opposition lors des élections municipales d'août dernier. C'est notamment le cas dans la municipalité de Nelson Mandela Bay. Jeudi dernier, le conseil municipal s'est terminé en pugilat. L'ANC déplore «un triste jour pour la démocratie».

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La scène est surréaliste : jeudi, deux élus de la municipalité de Nelson Mandela Bay sont sortis du conseil municipal sur des brancards. Les images publiées dans la presse montrent la salle du conseil jonchée de débris de verre, les chaises renversées, la moquette tachée de sang.

Tout a commencé avec l'annonce d'une procédure disciplinaire contre deux élus de l'ANC, accusés d'avoir perturbés une autre réunion. Le maire DA, Athol Trollip, élu en août dernier, raconte que les deux hommes se sont alors approchés du président du conseil, « visiblement avec l'intention de l'agresser ».

Quelques secondes plus tard, les verres d'eau et les carafes ont commencé à voler à travers la salle. Un conseiller de l'Alliance démocratique a été gravement blessé à la tête, et une élue de l'ANC s'est évanouie. Appelés à l'aide, les gardes de sécurité ont tiré au moins un coup de feu en l'air pour tenter de calmer la mêlée.

Les deux camps se renvoient la balle

Le maire DA de Nelson Mandela Bay s'est dit attéré par ces événements. Il a dit avoir vu un élu de l'ANC brandir un couteau, et a indiqué que la sécurité allait être renforcée dans le bâtiment.

Côté ANC, la condamnation est également sans appel. Le porte-parole du parti a du rappeler que « les personnes élus démocratiquement doivent se faire entendre par le débat » et non par la violence. Il a promis que l'ANC prendrait des mesures décisives contre ceux qui ont terni la réputation du parti « et trahi les électeurs ». « Voir du sang sur le sol d'une chambre du conseil, c'est un triste jour pour la démocratie », a-t-il conclu.

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