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Kenya

Kenya: une manifestation anticorruption dispersée par la police

Des membres de la société civile manifestent leur ras-le-bol de la corruption des élites politiques, à Nairobi, le 3 novembre 2016.
Des membres de la société civile manifestent leur ras-le-bol de la corruption des élites politiques, à Nairobi, le 3 novembre 2016. REUTERS/Herman Kariuki
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Nairobi, un rassemblement anticorruption a été violemment dispersé par la police jeudi 3 novembre. Plusieurs centaines de militants s’étaient rassemblés au «Freedom Corner» lieu symbolique de la lutte pour l’indépendance du pays dans un parc du centre de la capitale kényane, suite à l’appel de plusieurs organisations de la société civile.

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« Où doivent aller les responsables, les voleurs ? En prison ! » Vendredi, les militants chantaient leur ras-le-bol de l’impunité des hommes politiques impliqués dans les scandales de corruption au Kenya.

Deux semaines plus tôt, le président Uhuru Kenyatta affirmait pourtant avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour mettre fin à ce fléau. Un aveu d’impuissance, selon le leader du Parlement du peuple, une organisation de la société civile. « Nous n'avons jamais vu un tel taux de corruption depuis l'indépendance. Donc nous en appelons au président. Il a dit qu'il ne pouvait pas mettre fin à la corruption. Alors qu'on le laisse rentrer chez lui, qu'il démissionne, et qu'il remette le pays entre nos mains », exhorte-t-il.

Le gouvernement est sous le feu des critiques après un énième scandale. La presse locale a révélé la semaine dernière le détournement présumé de près de 45 millions d’euros par de hauts responsables du ministère de la Santé. C’est l’affaire de trop selon ce manifestant. « Je suis venu aujourd'hui, car j'ai été particulièrement touché par le fait que cet argent qui a été détourné récemment était destiné à aider les personnes atteintes du Sida, ou encore pour les soins maternels. Et que quelqu'un décide de se mettre cet argent dans la poche, c'est vraiment une honte », s’indigne-t-il.

Le cortège devait initialement porter une pétition à la présidence, mais il a été dispersé par la police à coup de gaz lacrymogènes avant d’y parvenir.

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