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Cameroun

Indemnisation des victimes d'Eseka: les familles demandent plus de transparence

Des Camerounais assistent à une cérémonie religieuse près du site où a eu lieu le tragique déraillement de train à Eseka, le 24 octobre 2016.
Des Camerounais assistent à une cérémonie religieuse près du site où a eu lieu le tragique déraillement de train à Eseka, le 24 octobre 2016. REUTERS/Josiane Kouagheu
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Cameroun, les familles des victimes de la catastrophe ferroviaire d’Eseka sont en colère. En cause : les frais des obsèques, fixés à 1,5 million de francs CFA, promis par la Camrail et son assureur. Les familles dénoncent un manque d'informations pour permettre à tous d'accéder à ces fonds. Un collectif de soutien aux victimes annonce déjà des actions judiciaires contre l’exploitant des chemins de fer.

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La photo de son visage candide a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. Vanessa Ngaffo, 23 ans et étudiante à l’université de Yaoundé I, fait partie des personnes brusquement arrachées à la vie dans l’accident ferroviaire d'Eseka, le 21 octobre dernier.

Son frère aîné, Robinson, la gorge encore nouée de douleur, affirme que la famille a pris en charge elle-même les frais des obsèques : « Nous avons enterré notre petite sœur par nos propres moyens et il faut dire que c’était vraiment difficile », confie-t-il.

Dans les agences Camrail de Yaoundé et Douala, quelques familles des 79 victimes décédées déclarées, ont pourtant pu rentrer en possession des frais funéraires promis par l’assureur et la compagnie ferroviaire.

« Il y a des choses qu’on ne cache »

Mais les opérations se dérouleraient sans grande transparence. « Je pense qu’il y a des choses qu’on est en train de nous cacher, ajoute Robinson. Même pour la question des indemnisations, il y a des choses qui ne sont pas claires, qu’on ne veut pas nous dire ».

Pour le collectif Tous Eseka, la question des indemnisations reste entière malgré la mise à disposition des frais funéraires. « Il faut préciser que parmi les victimes et les morts, il y en a qui sont accidentés, qui ont besoin de soins d’urgence et parfois d’évacuation. 1,5 million de francs CFA pour ceux qui sont décédés, c’est très peu, et apparemment c’est tout ce que propose Camrail. Il faudrait aller au bout et même s’il faut aller dans un procès nous allons porter plainte », précise le porte-parole du collectif qui s'est déjà entouré d'avocats pour les actions judiciaires à venir.

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