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Ouganda

[Reportage] Ouganda: les réfugiés sud-soudanais chaque jour plus nombreux

La reprise du conflit entre Riek Machar et Salva Kiir en juillet continue à faire rage, créant un afflux incessant de réfugiés, ici dans le camp d'Adjumani, dans le nord de l'Ouganda, près de la frontière avec le Soudan du Sud, le 29 août 2016.
La reprise du conflit entre Riek Machar et Salva Kiir en juillet continue à faire rage, créant un afflux incessant de réfugiés, ici dans le camp d'Adjumani, dans le nord de l'Ouganda, près de la frontière avec le Soudan du Sud, le 29 août 2016. RFI/Charlotte Cosset
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Soudan du Sud, la reprise du conflit entre Riek Machar et Salva Kiir en juillet continue de faire rage, créant un afflux incessant de réfugiés en Ouganda (plus de 330 000 depuis janvier 2016). Mercredi matin 9 novembre, de nouvelles échauffourées ont éclaté entre les forces loyalistes et les rebelles, et ceci à quelques mètres du poste frontière ougandais d’Oraba, obligeant l’UNHCR et les ONG sur le terrain à stopper leurs activités pendant quelques heures. Reportage.

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Dans le centre de transit de Kuluba, c’est le calme avant la tempête. Depuis plusieurs heures les réfugiés arrivés au poste d’Oraba sont coincés à la frontière. Puis, c’est un déferlement. Des bus pleins à craquer arrivent

Les réfugiés descendent, beaucoup sont encore abasourdis par les derniers évènements et le sentiment d’être enfin en sécurité. Parmi eux, une jeune femme, son bébé d’un an demi dans le dos. « Lorsque nous nous sommes réveillés vers 7h, confie-t-elle, les tirs ont recommencé. On était allongé sur le sol et nous avons pensé que ce n’était que quelques tirs et que cela allait aller mieux. Mais après ils ont commencé à tirer des grosses bombes et à tirer vers la frontière. Quand on a vu qu’ils nous pointaient on a eu peur et on a couru nous cacher dans les bananiers. »

Un grand bazar organisé se met en place : tests médicaux, vaccins pour les bébés, enregistrement. Des bus comme cela, il en arrive des dizaines par jour. « Je travaille ici depuis deux mois et quelques jours, raconte Ernest Munda, infirmier chez Medical Team International. Nous n’avons pas fait de pause. On travaille du lundi au lundi. C’est comme ça parce que les réfugiés arrivent tous les jours. Et nous n’avons qu’une mission, prendre soin d’eux. Même si vous êtes fatigués, il faut aller de l’avant. »

En moyenne ce sont 2 500 Sud-Soudanais qui passent la frontière ougandaise chaque jour.

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