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Mali

Massacre de Bérets rouges au Mali: le procès Sanogo aura lieu le 30 novembre

Entrée du camp militaire de Kati, près de Bamako, Mali, le 3 octobre 2013.
Entrée du camp militaire de Kati, près de Bamako, Mali, le 3 octobre 2013. AFP PHOTO/HABIBOU KOUYATE
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'annonce de la date a surpris à Bamako. Le chef de l'ex-junte malienne Amadou Sanogo (2012-2013) sera jugé lors d'une session de la cour d'assises à partir du 30 novembre. C'est le parquet qui a rendu publique l'information ce vendredi 11 novembre.

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Les accusés seront jugés pour complicité d’assassinat et d’enlèvement. Il s’agit de l’affaire dite des bérets rouges. Nous sommes en décembre 2013. Les corps d’une vingtaine de militaires appartenant à une unité parachutiste de l’armée, communément appelés bérets rouges, avaient été retrouvés dans un charnier à Diago, près de Kati, localité située à 15 kilomètres de Bamako, qui était le quartier général d’Amadou Sanogo et de ses hommes.

Ces militaires tués avaient été arrêtés tout juste après une tentative de coup d’Etat contre Amadou Sanogo : proches de l’ancien président Amadou Toumani Touré, ces soldats avaient mené une tentative de contre-coup d’Etat qui avait été violemment réprimée en avril 2012 par la junte militaire, dirigée par l’ex-capitaine Sanogo.

Obscur capitaine de l’armée malienne, ce dernier a été installé à la tête de la junte en mars 2012, après un putsch contre le président Amadou Toumani Touré. Quelques mois plus tard il sera bombardé au grade de général.

Par le biais de ses avocats, il a toujours nié avoir donné d’ordre d’exécuter des militaires. Mais pour les parents des soldats tués, ainsi que pour des associations de défense des droits de l’Homme, Amadou Sanogo est au cœur de ces tueries.

Ismaïla Fané, le porte-parole des familles des bérets rouges assassinés, se réjouit de la tenue de ce procès et espère que justice sera faite.

Ismaïla Fané: «On attend le jugement pour pouvoir récupérer les corps et faire des funérailles»

Selon le Code pénal malien, Amadou Sanogo encourt la peine de mort, une peine qui existe toujours au Mali dans les textes mais pas dans les faits, puisque la peine capitale n'est plus appliquée dans le pays depuis plus de trente ans.
 

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