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Gabon

Dialogue politique au Gabon: le Premier ministre rencontre ses alliés

Le nouveau Premier ministre gabonais Emmanuel Issozé-Ngondet.
Le nouveau Premier ministre gabonais Emmanuel Issozé-Ngondet. STEVE JORDAN / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les tractations en vue d'un dialogue national au Gabon ont commencé ce lundi. Après la réélection d'Ali Bongo, toujours contestée par l'opposition, le pouvoir tend la main à ses adversaires. Il veut une concertation inclusive, sans tabou, sous la houlette du Premier ministre Emmanuel Issozé-Ngondet, mais l'opposant Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle, reste droit dans ses bottes : il ne veut pas de ce dialogue et compte proposer le sien. En attendant, le chef du gouvernement a donc consulté ses alliés.

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Emmanuel Issozé-Ngondet n'a pas pris de risque. Ce lundi, il a reçu des membres du bureau exécutif du PDG, le parti au pouvoir, pour « jeter les bases des négociations », expliquent ses collaborateurs. Faustin Boukoubi, secrétaire général du mouvement était là. Il a présenté sa vision du futur dialogue national.

« Un format classique, dit-il, avec un bureau, des participants des deux camps et éventuellement un facilitateur extérieur. Nous sommes ouverts à toutes les options », explique Faustin Boukoubi pour qui il est important de convaincre Jean Ping de venir. Le secrétaire général du PDG estime d'ailleurs que le temps presse, vu l'imminence des législatives de décembre. D'ailleurs, il n'exclut pas un report des élections.

Côté Jean Ping, on dit toujours « non » à la main tendue d'Ali Bongo. L'opposition prépare d'ailleurs son propre dialogue. Ce matin sur RFI, Casimir Oye Mba, ancien candidat rallié à Jean Ping, a proposé une autre option, avec un troisième dialogue faisant la synthèse des autres. Ce qui contraindrait les camps Ping et Bongo à se parler. Une position que son parti l'Union nationale n'avait pas retenue.

« Personne n'est étonné, car Casimir Oye Mba a souvent des positions iconoclastes, confie un observateur politique. Mais remettre ça sur la place publique, ça l'isole un peu. Si ça venait de quelqu'un d'autre, son camp n'admettrait pas ça », ajoute cette source.

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