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Santé

La loase, une parasitose tropicale qu'il faut mieux soigner

Larve de Loa loa, le parasite responsable de la loase, dans le sang.
Larve de Loa loa, le parasite responsable de la loase, dans le sang. © IRD / C. Bellec
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une étude récente (octobre 2016) de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) est revenue sur une maladie méconnue, la loase. Une maladie parasitaire d’Afrique centrale que les chercheurs croyaient, jusqu’à ces derniers résultats, bénigne. Pourtant, selon eux, la loase devrait dorénavant figurer sur la liste établie par l’OMS des « maladies tropicales négligées ».

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La loase est aussi appelée « ver africain de l’œil ». En effet, il s’agit d’une maladie due à de petits vers ronds, transmise par des taons et dont les parasites « Loa loa » vivent sous la peau et/ou dans les tissus conjonctifs. Les larves de ce parasite circulent dans le sang de leur hôte et c’est ainsi que la loase est devenue endémique en Afrique centrale et notamment dans les forêts.

Or, explique à RFI le docteur Cédric Chesnais de l'IRD, il y a eu peu de recherches sur cette maladie depuis trente ans ou quarante ans, et notamment pour comprendre quels étaient ses effets sur la santé. Parmi les effets constatés, « ça peut entraîner des démangeaisons au niveau de l’œil, ça peut entraîner aussi une sorte de faux visuel », poursuit le médecin mais il y a aussi des complications plus graves d'ordre neurologique, cardiaque ou rénal.

« Le problème en Afrique c’est qu’il faut, pour s’occuper des maladies, qu’elles aient un impact significatif sur la santé. Soit que ça entraînant un handicap comme la filariose lymphatique avec des elephantiasis, soit évidemment, entraînant des problèmes de santé avec un excès de mortalité comme l'onchocercose ». C'est alors seulement que ces pathologies sont prises en compte dans des programmes de soin en tant que « Maladies tropicales négligées » et que des financements sont débloqués.

La loase, maladie connue des chercheurs depuis plus d’un siècle, concerne plus de 10 millions personnes. Des malades dont l’espérance de vie pourrait être largement réduite dans certains cas.

→ Pour aller plus loin, sur le site de l'IRD : Une maladie plus funeste qu’il n’y paraît

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