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Gambie

Revirement de Yahya Jammeh en Gambie: «inacceptable» aux yeux du Sénégal

Yayha Jammeh, le 29 novembre dernier à Banjul pendant la campagne présidentielle gambienne.
Yayha Jammeh, le 29 novembre dernier à Banjul pendant la campagne présidentielle gambienne. REUTERS/Thierry Gouegnon
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est ce que l'on appelle un virage à 180 degrés. Une semaine après avoir reconnu sa défaite à la présidentielle face à l'opposant Adama Barrow, le président gambien Yahya Jammeh a annoncé, vendredi 9 décembre, dans une déclaration télévisée en soirée, qu'il ne reconnaissait plus les résultats de l'élection. Il appelle à la tenue d'un nouveau scrutin. C'est « inacceptable, irrecevable », affirme le Sénégal par la voix de son ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye.

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Le Sénégal considère que c'est une déclaration qui est inacceptable, irrecevable. Déclaration que nous condamnons sans appel. Le Sénégal demande au président Yahya Jammeh de respecter le verdict ds urnes, d'assurer la sécurité du président élu, M. Barrow, et de créer les conditions d'un transfert pacifique du pouvoir le mois prochain conformément à la Constitution gambienne

Mankeur Ndiaye, chef de la diplomatie sénégalaise

Le Sénégal a été l’un des premiers pays à réagir vendredi soir, dans une déclaration d'une rare fermeté. Le politologue sénégalais Babacar Justin Ndiaye revient sur les raisons de cette position claire et de ses éventuelles suites.

« La Gambie n’est pas un pays voisin du Sénégal, c’est un pays dans l’estomac du Sénégal. Ces turbulences ont des répercussions et diffusent des ondes de choc sur le Sénégal mais je crois que le Sénégal a le souci aussi d’articuler sa réaction à celles de l’Afrique de l’Ouest. Vu de Dakar on travaille sur plusieurs options. C’est ce que plusieurs sources bien informées indiquent. On travaille sur l’option diplomatique, on n’écarte pas non plus le scénario militaire et on essaie de les articuler, de les conjuguer. On en est pas encore là mais puisque du côté de la Gambie il n’y a pas le moindre signe d’assouplissement, alors il va s’en dire que les hypothèses les plus pessimistes sont aussi peu ou prou retenues. »
 

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