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Tchad

Grève des profs au Tchad: des organisations appellent à «sauver l'école»

Des jeunes manifestent au lycée Walia de Ndjamena pour protester contre l'absence de cours, le 13 décembre 2016. Les enseignants sont en grève depuis trois mois pour protester contre les retards de paiement de leurs salaires.
Des jeunes manifestent au lycée Walia de Ndjamena pour protester contre l'absence de cours, le 13 décembre 2016. Les enseignants sont en grève depuis trois mois pour protester contre les retards de paiement de leurs salaires. Collectif 'ça doit changer'/AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Plusieurs organisations de la société civile appellent à « sauver l'école ». Trois millions d'enfants sont privés de classe depuis plus de trois mois. Les enseignants sont en grève depuis septembre, ils réclament le paiement d'arriérés de salaires. Il n'y a donc pas eu de rentrée, les établissements sont fermés et les enfants sont livrés à eux-mêmes. Plusieurs collectifs appellent les parents à emmener leurs enfants à l'école. Mardi 13 décembre 2016, il n'y avait pas grand monde, peu de parents d'élèves se sont mobilisés.

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Ce mardi matin, à l'appel de plusieurs organisations de la société civile, les parents d'élève étaient conviés à se rendre dans les établissements scolaires avec leurs enfants. L'opération, baptisée « Sauvons notre école », qui visait à interpeller le gouvernement et à faire pression pour qu'il accède aux revendications des profs afin que les cours puissent reprendre.

Mais à Ndjamena, seuls quelques dizaines de parents avaient répondu à l'appel dans deux lycées. « Même si c'est un mois, il faudrait que les enfants reprennent », estime Eric-Hervé Pando, porte-parole adjoint du collectif Justice ou rien, l'une des organisations à l'origine de cette opération. Il appelle le gouvernement à « agir humainement et le plus rapidement possible, pour permettre à nos enfants de reprendre le chemin de l'école ». Quant aux profs, « eux-mêmes sont fatigués de rester à la maison. ils nous ont dit qu'ils se croyaient seuls, mais se sont rendus compte qu'il y a des gens qui songent à eux, à leur situation. »

Seules quelques dizaines de parents et d'élèves ont manifesté leur colère au petit matin dans deux lycées de la capitale Ndjamena, reconnaît un des organisateurs, Désiré Mbairamadji. Les autres ont eu peur de la police anti-émeute aux abords des établissements. « Nous appelons les parents à bannir la peur car les forces de l'ordre n'ont pas violé les établissements scolaires », a déclaré à l'AFP M. Mbairamadji, qui tente une nouvelle mobilisation mercredi.

Nous demandons au gouvernement de payer les fonctionnaires tchadiens (...) et d'annuler le décret qui supprime la bourse des étudiants

Décladore Maoundoé, du collectif Ca doit changer

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