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Crash du vol Air Algérie: les experts pointent le manque de formation des pilotes

Une image de la zone du crash du vol Air Algérie, au Mali, présentée lors d'une conférence de presse au ministère français des Affaires étrangères, le 28 juillet.
Une image de la zone du crash du vol Air Algérie, au Mali, présentée lors d'une conférence de presse au ministère français des Affaires étrangères, le 28 juillet. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Retour sur la catastrophe aérienne survenue le 24 juillet 2014 au Mali : au total, 116 personnes avaient perdu la vie dans le crash du vol AH5017 d'Air Algérie affrété par Swiftair et qui devait relier Ouagadougou à Alger. On en sait désormais un peu plus sur les causes de l'accident ; les experts pointent le manque de formation des pilotes.

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Le pilote et le copilote du vol AH5017 étaient en réalité des saisonniers. Ils n'avaient pas effectué une seule heure de vol pendant les huit mois précédant l'accident. Or, normalement, après une telle période d'inactivité, les compagnies ont l'obligation de dispenser une formation à ses pilotes.

Swiftair, qui affrétait le vol d'Air Algérie, s'est contentée de deux séances sur simulateur de vol. Un moyen de contourner la loi. C'est ce que notent les experts dans leur rapport, cité par le journal Le Figaro.

Manque cruel d'expérience

Mais c'est justement à cause de ce manque d'expérience que l'avion s'est écrasé avec 116 personnes à bord. En survolant le désert du nord du Mali, les capteurs de pression des moteurs ont gelés. Les pilotes avaient oublié d'activer le système antigivre. Résultat : une perte de vitesse qui a conduit le Mac Douglas au décrochage.

Et là encore, les pilotes n'ont pas été en mesure de rétablir la stabilité de l'avion qui a fini par s'écraser. Avec à son bord : 54 Français, 23 Burkinabè, 8 Algériens, 6 Libanais et les membres d'équipage, tous Espagnols.

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