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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: des représentants des mutins demandent pardon

Un mutin au check-point à Bouaké, le 6 janvier 2017.
Un mutin au check-point à Bouaké, le 6 janvier 2017. REUTERS/ Thierry Gouegnon
Texte par : RFI Suivre
4 mn

A Bouaké, après la mutinerie du début du mois, des soldats ivoiriens s'étaient soulevés et avaient obtenu le versement d'une prime. Ce mercredi 25 janvier dans cette ville, une cérémonie du pardon est organisée depuis la fin de la matinée. Au Palais du Carnaval, des représentants des autorités religieuse, administrative, militaire, et des représentants des mutins ont demandé pardon pour leurs actions.

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Entouré d’une dizaine de mutins, le sergent Yacouba Diallo désigné comme leur porte-parole a reconnu des fautes : brutalité, violence, menaces, vols, utilisation d’armes. Il a admis que ces actions avaient entraîné la psychose, une méfiance envers l’armée et terni l’image du pays.

« Nous en sommes entièrement coupables et responsables », a admis le sergent avant de se confondre en excuses et de demander pardon, du plus profond de son cœur, pour les manquements à la discipline et le non-respect des droits. Yacouba Diallo a promis que désormais les mutins respecteraient la hiérarchie, avant de descendre avec les autres pour saluer, au garde-à-vous, leurs supérieurs.

Mais cette cérémonie, destinée à apaiser la situation, n’a pas occulté les conséquences de cette révolte. Le deuxième adjoint au maire de Bouaké a listé les entreprises ayant fui en entendant le son des kalachnikovs. « Maintenant, a dit Amadou Bamba, la mairie doit s’agenouiller devant les entreprises et les sponsors pour qu’ils reviennent », d’autant qu’on est à un mois du carnaval, un évènement important à Bouaké. L’adjoint au maire a ajouté que « le pardon était le geste des forts et que la paix était une denrée précieuse et rare ».


Pendant ce temps, la situation est toujours incertaine après les mutineries de début janvier et les primes de 12 millions de francs CFA accordées à quelque 8 500 soldats. Après cette annonce, un second soulèvement avait éclaté, notamment parmi les gendarmes et les gardes pénitenciers, faisant 4 morts. Les auteurs de ce coup de sang sont aujourd’hui quasi muets et refusent de s’exprimer. RFI est parvenue à interroger un garde pénitencier.

Nous sommes en danger, notre vie est exposée. Ça mérite le salaire !

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