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Burundi

Reprise des pourparlers burundais: l'opposition invitée, boycott du gouvernement

L'ex-président tanzanien Benjamin Mkapa, en 2010.
L'ex-président tanzanien Benjamin Mkapa, en 2010. Wikimedia Commons/Copyright World Economic Forum
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un nouveau round de discussion pour une sortie de crise au Burundi censé se pencher pour la première fois sur les questions de fond commence ce jeudi matin 16 février à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, dans de difficiles conditions. Le gouvernement du Burundi, qui dénonce notamment la participation d'opposants qui sont recherchés par la justice burundaise et la présence d'un représentant de l'ONU qu'il a récusé, a annoncé mercredi soir sa décision de boycotter cette session. Mais le facilitateur dans la crise burundaise et ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa, ne veut pas baisser les bras.

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Boycott du gouvernement, une opposition regroupée au sein du Cnared qui vient à reculons, un parti au pouvoir décidé à ne pas s'asseoir avec celle-ci... Cette nouvelle session ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices, mais le facilitateur dans la crise burundaise semble décidé à aller de l'avant.

Il n'y aura pas de plénière pour lancer les discussions ce jeudi matin comme cela se fait d'habitude, selon un membre de son équipe, et ce afin d'éviter des couacs dès le départ « car les gens ne sont pas encore prêts pour cela ».

Un projet d'accord d'ici fin février 

L'ancien président tanzanien va donc recevoir tour à tour pendant ces trois jours la trentaine de leaders politiques burundais qui ont répondu à son invitation par groupe d'affinités. Il leur distribuera des documents de travail avant de recueillir leurs propositions sur les huit points à l'ordre du jour et sur un agenda des discussions.

Il fera alors la synthèse des différentes positions pour en tirer un projet d'accord de sortie de crise pour le Burundi qu'il va d'abord soumettre aux chefs d'Etat de l'East african community qui l'ont mandaté, lors d'un sommet prévu avant la fin de ce mois de février, histoire de pouvoir l'imposer à toutes les parties comme base de travail pour la suite.

Le plus dur va commencer. Mkapa espère arriver à rapprocher les points de vue d'ici fin juin. A moins que l'intransigeance des uns et des autres ne le décident à jeter l'éponge d'ici là comme le craignent certains diplomates.

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