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ONU

L'ONU veut suspendre la solde des casques bleus accusés d’abus sexuels

Goma, Nord-Kivu, RD Congo: Un hélicoptère MI-8 des casques bleus délivre des provisions à un contingent (photo d'illustration).
Goma, Nord-Kivu, RD Congo: Un hélicoptère MI-8 des casques bleus délivre des provisions à un contingent (photo d'illustration). MONUSCO Force/Nazar Voloshyn
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’ONU, a présenté son nouveau plan pour tenter d’enrayer la vague d’abus sexuels qui a touché les opérations de maintien de la paix en 2016. Mais devant la levée de boucliers suscitée par ses mesures punitives, l’ONU a dû revoir ses ambitions à la baisse.

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Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

Antonio Guterres aurait voulu taper très fort en suspendant les paiements des contingents des pays impliqués dans des abus sexuels. Mais devant l’hostilité des pays contributeurs de troupes, l’organisation a dû faire marche arrière et annoncer seulement la suspension de la solde des casques bleus incriminés.

Cela existe déjà actuellement et cet argent est versé à un fonds d’aide aux victimes, pour l’instant doté de 49 000 dollars. L’ONU espère pouvoir étendre cette mesure au contingent entier dans le cas où les poursuites judiciaires tarderaient à se mettre en place.

Mais ce plan, qui se voulait ambitieux, s’est donc réduit à peau de chagrin. Il avait en fait un double objectif : montrer la détermination de l’ONU à combattre un fléau qui a fait 145 victimes en 2016 mais surtout montrer aux Américains qui veulent réduire les budgets alloués aux opérations de maintien de la paix que le secrétariat est mobilisé.

Antonio Guterres a par ailleurs annoncé la nomination d’un expert pour défendre les droits des victimes, la création d’une équipe d’enquêteurs pour mieux examiner les allégations et l’interdiction de consommer de l’alcool en mission.

Nous soutenons et nous saluons cette démarche. Les violences sexuelles sont un véritable fléau…

Réaction d'Aymeric Elluin, chargé de plaidoyer armes et impunité chez Amnesty France.

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