Somalie

Navire détourné en Somalie: Eunavfor confirme un acte de piraterie

Le pétrolier Aris 13, au large des côtes du Puntland.
Le pétrolier Aris 13, au large des côtes du Puntland. Eunavfor

Le bateau détourné lundi 13 mars au large de la Somalie est bien victime d'un acte de piraterie et les hommes armés qui en ont pris le contrôle demandent une rançon : c'est l'annonce faite mardi soir par la force navale européenne anti-piraterie opérant dans la zone. Le sort de l'équipage et du navire est désormais suspendu à l'ouverture de négociations.

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Tard dans la journée de ce mardi, soit 24 heures après l'abordage, le permanencier de la force navale européenne Eunavfor est enfin parvenu à entrer en contact par téléphone avec le capitaine du Aris-13. Le commandant de bord a confirmé qu'il avait été abordé la veille par des pirates et que ces pirates demandaient une rançon pour libérer la bateau.

Parallèlement, le gouvernement semi-autonome du Puntland a annoncé avoir dépêché des troupes dans le port d'Alula au large duquel le bateau est amarré. C'est un village de pêcheurs situé sur la côte nord de la Somalie. Les marines européennes surveillent le navire depuis les airs. La situation est donc stabilisée ce mardi.

Selon plusieurs experts, le Aris-13 constituait une cible facile. Alourdi par sa cargaison de pétrole chargée à Djibouti, il naviguait lentement et proche de la côte somalienne. Les pirates, sans doute commandés par quelqu'un d'expérimenté en la matière selon un spécialiste en sécurité maritime, devaient sans doute connaître le navire et ses riches donneurs d'ordres étrangers.

Maintenant, que va-t-il se passer ?

Affrété par une compagnie des Emirats arabes unis, propriété d'une société du Panama, le Aris-13 bat pavillon des Comores, sous la direction de huit Sri-Lankais. C'est donc à un attelage de sociétés étrangères que revient désormais la marche à suivre.

De l'avis d'un expert, il est probable que des pourparlers vont désormais démarrer entre le chef des pirates d'un côté, des négociateurs professionnels et la compagnie d'assurances du navire. Des négociations qui pourraient durer plusieurs semaines.

Ce ne sont pas des amateurs, ils doivent être dirigés par quelqu'un qui sait ce qu'il fait

Michael Frodl, expert en sécurité maritime, président de la société C-Level Maritime Risks

Après une certaine accalmie, il s'agit du premier détournement par des pirates somaliens depuis 2012.

 

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