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Côte d'Ivoire / Libye

Retour en Côte d'Ivoire pour 151 immigrés clandestins pris au piège en Libye

Nombre de migrants refusent d'être identifiés à leur arrivée sur le sol italien afin de pouvoir s'installer ou déposer une demande d'asile dans le pays européen de leur choix.
Nombre de migrants refusent d'être identifiés à leur arrivée sur le sol italien afin de pouvoir s'installer ou déposer une demande d'asile dans le pays européen de leur choix. Yara Nardi/Italian Red Cross press office
Texte par : RFI Suivre
2 min

De jeunes Ivoiriens qui avaient tenté l'aventure de l'émigration clandestine vont être rapatriés à Abidjan où ils seront pris en charge par la Côte d'Ivoire et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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Quelques enfants en bas âge, des mères de famille et beaucoup de jeunes Ivoiriens retournent à la case départ après avoir tenté l'aventure de l'émigration clandestine. Ils sont 151 exactement à avoir déchanté après un périple qui, souvent, les a menés dans l'impasse à Tripoli, en Libye.

Alassane, un jeune du quartier Abobo à Abidjan, décrit des Libyens qui crachent sur les Noirs, les frappent ou même leur tirent dessus. « Je suis parti en novembre 2016 pour mes études parce que je fais l’école coranique, raconte-t-il. La Libye n’est pas facile, il y a la guerre là-bas. On attrape les gens comme ça pour les mettre en prison. On te voit dans la rue et on te frappe. Ils te tirent dessus. Ils te tuent. »

Les Ivoiriens, principaux candidats à l'émigration

« Ce que je veux dire aux jeunes qui vont passer par la Libye, c'est que ce n’est pas bon, parce que là-bas on attrape les gens pour leur faire du mal, poursuit Alassane. On t’attrape, on te tue. Ils viennent vers toi et ils te crachent dessus. Chaque jour, ça tire partout. Il n’y a pas un Libyen là-bas qui n’est pas armé. Tout le monde est armé là-bas. Moi, je suis passé par le Burkina Faso et le Niger. Cela m’a coûté au moins 800 000 francs CFA (1 216 euros). Mais ce n’est pas de l’argent gâché. J’étais parti pour quelque chose. Ma santé va mieux et je pense continuer mes études. »

Fatoumata et son fils de cinq ans sont partis il y a sept mois dans l'espoir de retrouver le chef de famille parti en éclaireur en Libye : « On a quitté la prison là-bas, raconte-t-elle. Je reviens, mais je ne suis pas contente car je ne vois pas mon mari ». « Quand ils vont arriver, on va les prendre en charge et on va leur remettre un kit avec un certain montant, explique Djeneba Konaté, chargée de bureau de l’Organisation internationale pour les migrations à Abidjan. L’Etat de Côte d’Ivoire va leur remettre un kit avec des vivres ».

L'OIM avance le chiffre de 12 000 Ivoiriens immigrés clandestins en Libye. Ce nombre est difficile à vérifier, mais paraît probable tant les Ivoiriens représentent en ce moment le premier contingent de candidats à l'émigration clandestine pour l’Europe, selon l'organisation. Depuis le début de l'année, 11 000 hommes, femmes et enfants ont fait la traversée de la Méditerranée.

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