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Mali

Terrorisme: au Mali, Ayrault et Gabriel appellent l'UE à plus de solidarité

Les ministres français et allemand des Affaires étrangères ont rencontré des soldats allemands de la Minusma à Gao, le 7 avril 2017.
Les ministres français et allemand des Affaires étrangères ont rencontré des soldats allemands de la Minusma à Gao, le 7 avril 2017. Sebastien RIEUSSEC / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Mali, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault s'est rendu à Gao avec son homologue allemand Sigmar Gabriel. Ils sont ensuite revenus à Bamako pour un entretien avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Une visite occultée en partie par les évènements en Syrie, mais qui a quand même permis aux ministres de lancer un appel du pied à plus de solidarité européenne.

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Jean-Marc Ayrault a passé un long moment dans le camp du contingent allemand de la mission de l'ONU, avant de se recueillir lors d'une cérémonie à huis clos devant le cercueil du soldat français tué mercredi 5 avril. « Nous sommes engagés dans un combat, a rappelé le chef de la diplomatie française. C'est un combat sans ambigüité et contre le terrorisme, contre ceux qui se revendiquent du terrorisme. Et donc il n'y a qu'un moyen, il n'y en a pas deux. »

Jean-Marc Ayrault fait référence aux atermoiements du gouvernement malien qui évoquait sur les antennes de RFI la possibilité de dialoguer avec le chef jihadiste Iyad Ag Ghali notamment. Le président malien a assuré au ministre français qu'il n'y aurait aucune négociation avec les terroristes. Quant à la situation dans le centre du Mali, Barkhane a réorganisé son dispositif.

« Il y a un redéploiement de Barkhane en partie, parce qu'évidemment il faut rester présent au Nord et Barkhane l'est, mais il y a un travail qui se fait au niveau des trois frontières », a rappelé Jean-Marc Ayrault.

Le ministre français des Affaires étrangères a enfin appelé à plus de soutien de la part de l'Union européenne. Sa visite à Gao, au côté de son homologue allemand qui vient de fournir une large contribution à la Minusma, avec près de 1 000 hommes et des hélicoptères, n'est certainement pas due au hasard.

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