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Justice

Procès Hissène Habré: le tribunal spécial a rempli son rôle

Le tribunal de Dakar où s'est tenu le procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré.
Le tribunal de Dakar où s'est tenu le procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré. AFP/SEYLLOU
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Sénégal, les Chambres africaines extraordinaires ont confirmé jeudi 27 avril les charges qui pèsent contre Hissène Habré. Ce tribunal spécial l'a condamné à la perpétuité pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture commis entre 1982 et 1990 lorsqu'il était au pouvoir au Tchad. La Cour a aussi ordonné le paiement de 123 millions d'euros par Habré aux victimes. C'est donc l'issue d'un long feuilleton politico-judiciaire, marqué par la création d'un tribunal spécial issu d'un accord entre l'Union africaine et le gouvernement sénégalais.

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Les Chambres africaines extraordinaires ont été créées le 8 février 2012. C’est un tribunal spécial, dont l'architecture a été conçue par des experts de l'Union africaine. Sur le fond, ce tribunal est habilité à poursuivre de présumés responsables de crimes de guerre, de génocide, de crimes contre l'humanité et de torture commis au Tchad. Ce tribunal est inséré dans les juridictions sénégalaises.

C’est donc un tribunal « hybride », composé à la fois de juges sénégalais et de magistrats ouest-africains nommés par l’Union africaine. Parmi eux figure notamment le magistrat burkinabè Gustave Kam, ancien juge du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Pour les défenseurs des droits de l'homme, le travail mené par ce tribunal spécial doit servir d'exemple. « Ce procès démontre que des victimes peuvent créer les conditions politiques pour que leur dictateur soit traduit en justice », affirme Reed Brody, membre de la Commission internationale de juristes. Cette expérience devrait encourager les victimes d'autres régimes dans leur combat. « D'autres dictateurs qui ont commis des crimes graves pourraient eux aussi faire face à la justice », avertit Alioune Seck, membre de la fondation Trust Africa.

→ A (ré)écouter : Condamnation d’Hissène Habré, un «jour de célébration» pour Alioune Seck

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