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Libye

Libye: l’accord entre Haftar et al-Sarraj se précise

Le général Haftar, lors d'une conférence de presse à Abyar,  à l'est de Benghazi, le 17 mai 2014.
Le général Haftar, lors d'une conférence de presse à Abyar, à l'est de Benghazi, le 17 mai 2014. REUTERS/Esam Omran Al-Fetori
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les deux principaux protagonistes libyens, Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj se sont donc rencontrés à Abou Dhabi. Décidés à sortir le pays du blocage qui dure depuis un an et demi, ce qui a accentué les divisions et le chaos en Libye, ils sont tombés d’accord sur plusieurs points de discorde. Cette discorde s’était aggravée avec la signature de l'accord de Skhirat en décembre 2015. Le communiqué commun des deux responsables libyens est en quelque sorte une déclaration de bonne intention qui nécessite des efforts conjoints pour sortir réellement de la crise.

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Dans leur communiqué commun, Kalifa Haftar et Fayez al-Sarraj indiquent s'être mis d'accord sur la nécessité de mettre fin aux violences dans le sud du pays, où des affrontements opposent les deux camps. Ils ont également annoncé vouloir travailler ensemble pour la dissolution des milices, pour la réunification de l'armée et pour la fin des divisions dans le pays. Par ailleurs, le maréchal, qui se bat depuis trois ans contre des extrémistes à Benghazi et à Darna, cherchait à avoir le soutien du Premier ministre dans cette bataille. Un soutien qu'il vient d'obtenir.

L'accord de Skhirat signé fin décembre 2015 au Maroc doit être rapidement amendé maintenant pour pouvoir inclure ces derniers points. D'ailleurs, Abou Dhabi a pressé les Nations unies de nommer un nouvel émissaire pour la Libye. Le mandat de l'émissaire actuel, Martin Kobler, est arrivé à échéance à la fin du mois d’avril.

Enfin, dans cet accord d'Abou Dhabi, deux points très importants et qui étaient depuis l'accord du Maroc source de discordes ont été discutés et résolus. Le premier, c'est la structure du conseil présidentiel, une institution née de l'accord interlibyen qui est jusqu'à maintenant présidée par le Premier ministre lui-même. Ce conseil sera désormais présidé par trois personnalités, dont le Premier ministre et le maréchal. Le deuxième point concerne l’article 8 de ce même accord qui devrait être supprimé. Un article qui devait rendre caducs le Parlement, l'armée et tous les postes à haute responsabilité.

L'accord d'Abou Dhabi est donc juste le début d’un long processus vers la résolution de la crise libyenne. Pour cela, les deux parties se sont mises d'accord pour organiser des élections générales d'ici un an au maximum.

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