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RDC

RDC: une marche de la ligue des femmes de l’UDPS violemment réprimée

Le siège de l'UDPS, à Kinshasa, en RDC.
Le siège de l'UDPS, à Kinshasa, en RDC. RFI/Sonia Rolley
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En République démocratique du Congo, les forces de l’ordre ont violemment réprimé, vendredi 12 mai, à Kinshasa, une marche de la ligue des femmes de l'Union pour démocratie et le progrès social (UDPS). Ces femmes combattantes de l'opposition se rendaient au siège de leur parti pour obtenir la libération des dirigeants qui y étaient retenus par la police, depuis la veille, sans explication.

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« La deuxième balle m’a atteint à la jambe et je ne savais plus bien marcher. Il a ensuite tiré une troisième balle », témoigne un combattant blessé. Militant de l'UDPS, ce jeune s'est joint, avec bien d'autres, au groupe des femmes que conduisait Divine Biakushila, la présidente de la Ligue des femmes du parti historique de l'opposition. Le groupe se dirigeait vers le siège du parti où étaient bloqués, depuis la veille, le secrétaire général Jean-Marc Kabund et d'autres membres du directoire actuel.

Selon de nombreux témoignages, les forces de l'ordre sont alors intervenues en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Plusieurs personnes ont été blessées et plusieurs autres arrêtées, sans ménagement, dans la rue ou encore dans des habitations où elles avaient trouvé refuge. La présidente de la ligue des femmes de l'UDPS figure parmi les personnes qui ont été arrêtées.

Destination inconnue

Embarquées dans des véhicules de la police, les personnes arrêtées ont été conduites vers une destination inconnue. Le porte-parole de l'UDPS promet de donner le bilan des arrestations et des blessés. Augustin Kabuya accuse également les agents de l'ordre de s'être introduits - par effraction - dans le siège du parti, après le départ de ceux qui y avaient été bloqués.

« Et après notre départ, ils ont escaladé les murs. Au moment où nous parlons, ils sont à l’intérieur de la permanence. On ne sait pas ce qu’ils font là-bas », nous disait-t-il vendredi. Quant au porte-parole de la police nationale, il était tout simplement injoignable toute la soirée de vendredi.
 

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