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Madagascar

Madagascar à l’œuvre dans l’exercice international de sûreté maritime

Vue de Fort-Dauphin depuis le Pic Saint-Louis, à Madagascar. Pour la sécurité maritime, situé à Antananarivo, le Centre régional de fusion d’informations maritimes (CRFIM), est ouvert 7/7 jours, 24/24 heures.
Vue de Fort-Dauphin depuis le Pic Saint-Louis, à Madagascar. Pour la sécurité maritime, situé à Antananarivo, le Centre régional de fusion d’informations maritimes (CRFIM), est ouvert 7/7 jours, 24/24 heures. PFFD/CC/Wikimedia Commons
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Chaque année, le Centre de fusion d'information de Singapour, le plus gros centre d'informations maritimes au monde, organise un exercice international de sûreté maritime. L'objectif est de tester les échanges d'informations entre les différents partenaires pour organiser la lutte contre la criminalité maritime et apporter une meilleure réponse en mer. Depuis lundi jusqu'au 18 mai au soir, 27 pays participent à distance à l'exercice. C'est le cas pour Madagascar avec son CRFIM, le Centre régional de fusion d'informations maritimes, lancé il y a tout juste un an.

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Dans la salle des opérations du Centre régional de fusion d'informations maritimes, les yeux sont rivés sur les écrans. Par chat et visioconférence, des données s'échangent en continu, entre la trentaine de centres régionaux répartis aux quatre coins du monde et Singapour. « C'est la première fois que le CRFIM participe à un exercice international de telle ampleur, affirme Franck Razafindraibe, le directeur des opérations au CRFIM. Ici au CRFIM, on suit le trafic maritime sur des écrans et ensuite, on va transférer ces informations-là à l'IFC Singapour. Avec la présence des officiers de liaison internationaux au sein de l'IFC, ils ont des informations supplémentaires concernant leur pays respectif. Et toutes ces informations-là seront fusionnées et traitées au sein du CRFIM, puis après envoyées dans les départements qui sont responsables des interventions en mer. »

Durant cet exercice, le CRFIM travaille sur des cas de menaces spécifiques : « Actuellement, nous travaillons plus particulièrement sur les cas de pêches illégales. Depuis deux semaines, c'est l'ouverture de la campagne de pêche au thon. On a remarqué une augmentation de 20% d'activité de pêche dans la zone de Madagascar. En tant que Centre d'informations maritimes, on traque les navires qui nous paraissent suspects. Si on a besoin de plus d'informations, on demande de l'aide à Singapour. »

Une fois ces données traitées par le centre régional d'Antananarivo, elles seront transmises au Centre de surveillance des pêches de Madagascar (CSP). C'est lui qui donnera l'ordre d'intervenir ou non en mer. En ce moment, plusieurs patrouilleurs du CSP naviguent dans les eaux territoriales malgaches, avec à leur bord des inspecteurs chargés de relever les infractions et saisir les cargaisons illégales.

Avec cette première participation à un exercice international, le CRFIM plonge dans le grand bain de l'échange, à grande échelle, d'informations maritimes. Et renforce ainsi sa collaboration avec les centres régionaux de la planète.

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