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RDC

Traque des évadés de Makala en RDC: des ONG s'alarment des méthodes de la police

Les ONG s'inquiètent des atteintes aux droits de l'Homme commises par les forces de polices congolaises qui traquent les évadés de la prison de Makala. (Image d'illustration)
Les ONG s'inquiètent des atteintes aux droits de l'Homme commises par les forces de polices congolaises qui traquent les évadés de la prison de Makala. (Image d'illustration) Mustafa MULOPWE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Suite à l'évasion massive de détenus à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, l'Association congolaise pour l'accès à la justice (Acaj) et d'autres défenseurs des droits de l'Homme dénoncent les abus commis par les forces de l'ordre dans la traque des évadés. Les droits fondamentaux sont violés pendant l'opération, selon ces organisations.

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L'évasion spectaculaire à la prison de Makala mercredi 17 mai a déclenché la traque des fugitifs. La nuit suivante, il y a eu bouclage entre 22 heures du soir et 3 heures du matin à Selembao. Le quartier de résidence de Ne Mwanda Nsemi, dans la commune de Ngaliema, a été assiégé par les forces de l'ordre entre 2 heures et 6 heures du matin.

Selon le communiqué de l'Acaj, des habitations ont alors été perquisitionnées sans mandat, ni autorisation écrite des autorités judiciaires et de nombreuses personnes soupçonnées de s'être évadé de la prison de Makala ont été interpellées. Selon des témoins, le simple fait de ne pas être en possession d’une pièce d’identité a constitué une présomption d'interpellation. « La police devrait normalement commencer par essayer d’identifier la personne et voir s’il peut y avoir une carte d’électeur ou une carte quelconque qui puisse lui permettre de circuler normalement », explique un de ces témoins.

Les défenseurs des droits de l'Homme dénoncent une violation des droits fondamentaux reconnus aux citoyens. Pour l'Acaj, le gouvernement doit faire cesser ces abus et ordonner l'ouverture d'une enquête indépendante et impartiale pour sanctionner les fautifs.

Ceux qui n'ont pas de pièces d'identité sont immédiatement considérés comme des évadés

Georges Kapiamba, le président de l'association congolaise pour l'accès à la justice, s'inquiète des abus de la police

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