Afrique du Sud

Afrique du Sud: des emails compromettants pour Jacob Zuma publiés dans la presse

Le président sud-africain, Jacob Zuma, est encore sous le feu des projecteurs après les mails révélés par la presse depuis le début de la semaine.
Le président sud-africain, Jacob Zuma, est encore sous le feu des projecteurs après les mails révélés par la presse depuis le début de la semaine. REUTERS/Philimon Bulawayo

En Afrique du Sud, une nouvelle affaire pourrait déboucher sur une véritable tempête politique. Depuis le début de la semaine, des centaines d'emails compromettants sont publiés par la presse. Ils font état d'échanges entre les Gupta, une riche famille d'hommes d'affaires amie du chef de l'Etat, et des membres du gouvernement. Ces mails, s'ils sont authentiques, pourraient être hautement dommageables pour le président Jacob Zuma.

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Plusieurs centaines d'emails ont été envoyés à la presse par un informateur. Ils concernent des échanges confidentiels entre les Gupta, leurs collaborateurs, le fils du président Zuma et des membres du gouvernement.

Ces mails révèlent notamment que plusieurs ministres ont voyagé aux frais des Gupta, que le CV d'un ministre a été envoyé à cette famille juste avant sa nomination au gouvernement, que certains membres du cabinet ont divulgué des informations confidentielles à cette famille, ou encore que les Gupta entretiennent depuis des années Duduzane Zuma, le fils du président.

« Ces emails confirment les suspicions de corruption, assure David Lewis, de l'organisation Corruption Watch, notamment à propos de l'attribution de contrats de marché public au fournisseur d'électricité Eskom. Une fois de plus sont impliqués la famille Gupta, celle de Zuma et des dirigeants d’Eskom. Donc ces révélations sont significatives, car elles confirment ce que nous soupçonnions déjà et notamment qu'il y a la corruption au sommet de l'Etat. »

Les différents organes de presse ayant reçu ces mails disent travailler dessus depuis plusieurs semaines et sont convaincus de leur authenticité. Mais selon eux, ça n'est que la partie visible de l'iceberg. Il y aurait entre 100 000 et 200 000 emails.

En tout cas, le principal parti d'opposition a déjà porté plainte contre le chef de l'Etat et une dizaine de ses collaborateurs pour corruption, racket et trahison.

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