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Nigeria

Nigeria: la difficile gestion de l'état de santé des présidents

Le président nigérian Muhammadu Buhari le 20 septembre 2016 à New York.
Le président nigérian Muhammadu Buhari le 20 septembre 2016 à New York. REUTERS/Kevin Lamarque
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La première dame du Nigeria au chevet du président Muhammadu Buhari ce mercredi 31 mai. Aïsha Buhari est arrivée à Londres, où le président nigérian suit une nouvelle fois, depuis près de trois semaines, un traitement médical. La santé du président continue d’inquiéter les Nigérians, qui gardent à l’esprit, la disparition subite d’Umaru Yar’Adua en mai 2010. Retour sur la gestion de la communication autour de la santé des chefs d'Etat nigérians.

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Le 5 mai 2010, lorsque le président Umaru Yar’Adua s’éteint dans sa résidence présidentielle, les Nigérians sont sous le choc. Pendant plusieurs mois, son état de santé avait été tenu secret. Tellement secret, que même Goodluck Jonathan, alors vice-président, n’avait pas pu lui rendre visite.

« Les proches du Président l’ont emmené se faire soigner en Arabie saoudite. Il est décédé quelques mois après. Cette crise a été mal gérée parce que les Nigérians n’ont pas été informés sur ses problèmes de santé. Or il n'y a rien dans la Constitution qui oblige le chef de l'Etat à rendre public la nature de sa maladie. C’est pourtant un agent de l’Etat ! Les Nigérians ont le droit d’en savoir plus sur sa santé », estime le docteur John Danfulani, politologue à Kaduna.

« Le règne de la gérontocratie »

Depuis 2015, Muhammadu Buhari a effectué trois séjours médicaux à Londres. Avant chaque départ, il a pris soin d’écrire à l’Assemblée nationale. Un geste salué par le Professeur Auwalu Yadudu, à Kano. « La différence que l’on observe aujourd’hui, c’est que le président actuel a, à plusieurs reprises, invoqué la Constitution pour informer l’Assemblée de son intention de s’absenter pour des raisons médicales. Il a dit que le vice-président assure l’intérim. La Constitution a été respectée. Il n’y a donc pas de vide du pouvoir », explique-t-il.

« Le vrai problème, c’est le règne de la gérontocratie chez les élites politiques du nord du pays », souligne le chercheur John Danfulani qui regrette que « tous les prétendants à un poste à haute responsabilité aient plus de 70 ans ».

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