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Nigeria

Nigeria: les intempéries compliquent la situation des déplacés de Borno

Dans le camp de déplacés de Gamboru/Ngala, à Borno, dans le nord-est du Nigeria, le 27 avril 2017.
Dans le camp de déplacés de Gamboru/Ngala, à Borno, dans le nord-est du Nigeria, le 27 avril 2017. REUTERS/Afolabi Sotunde
Texte par : RFI Suivre
3 mn

De fortes précipitations se sont abattues ces derniers jours sur l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria. Une région particulièrement affectée par le conflit contre le groupe jihadiste Boko Haram. Selon les Nations unies, les conditions de vie d'environ 4 300 déplacés se sont encore plus aggravées. Une personne est même morte, a affirmé l'Organisation internationale pour les migrations.

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C'est la troisième tempête qui secoue l'Etat de Borno depuis le début du mois de mai. Le vent et la pluie ont détruit ou endommagé un millier d'habitations dans les 44 camps de déplacés que l'Organisation internationale pour les migrations a inspectés samedi 3 juin.

« Nous avons déjà commencé à réparer certains abris et à les renforcer au maximum, explique Henri Kwénin, responsable du programme de collecte de données à l'OIM. Nous avons aussi prévenu les autres secteurs et les ONG qui gèrent l'aide en termes de santé, de nourriture, d'hygiène. Chaque année, à cette époque, il pleut. C'est normal. Mais il faut vraiment mettre en place des mesures pour atténuer les effets néfastes de la pluie. »

Risque d'épidémies

Et parmi ces conséquences possibles, le développement d'épidémies inquiète particulièrement les humanitaires. La saison des pluies ne fait que commencer et devrait encore durer 3 à 4 mois. Les tempêtes risquent donc de gagner en intensité.

Frank Santana, coordinateur des urgences pour l'OIM

« Borno spécifiquement c'est un terrain plat. Quand il pleut il pleut beaucoup, donc on a toujours des inondations », explique Frank Santana, coordinateur des urgences pour l'OIM.

Conséquence, certaines zones risquent fort d'être coupées du reste du pays. Il sera donc difficile de faire parvenir aux populations des médicaments et de la nourriture. L'OIM estime que 200 000 personnes pourraient se retrouver isolées.

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