Bénin

Bénin: les raisons de la grève au port de Cotonou

Vue du port de Cotonou, au Bénin.
Vue du port de Cotonou, au Bénin. ©DELPHINE BOUSQUET / AFP

Au Bénin, les syndicats des travailleurs publics du port de Cotonou appellent à une nouvelle grève de 72 heures, la semaine prochaine, probablement à partir de jeudi 22 juin, après avoir débrayé pendant deux jours. Ils demandent au gouvernement de revenir sur sa décision de confier la gestion du port à un privé. Lors de la grève, les activités ont été perturbées, même si un service minimum a été assuré.

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Après 48 heures de grève d'avertissement, les cinq syndicats de la plateforme portuaire se disent prêts pour le bras de fer, jusqu'à ce qu'ils aient gain de cause. En ligne de mire figure l'avis d'appel public à candidatures lancé, fin mai, par le gouvernement pour recruter un mandataire chargé de la gestion du port. Selon les autorités, cette gestion manque d'efficacité alors qu'il faut rendre le port plus performant. Urbain Kanlinsou, Secrétaire général du Syndicat des Travailleurs du Port Autonome de Cotonou, dénonce une privatisation.

« Le port représente 80 % de notre économie. On ne peut pas donner l’économie béninoise à un privé. Notre souci, c’est d’abord la perte de nos emplois. Le privé ne cherchera qu’à faire du profit. Donc, il va licencier. Nous-mêmes avons la capacité de gérer de façon efficace notre port. Le problème de notre entreprise, c’est le gouvernement. Il nomme des directeurs généraux qui gèrent mal parce qu’ils introduisent la politique. C’est cela le vrai problème », a-t-il tenu à préciser.

De son côté, le gouvernement affiche sa fermeté. Le ministre des Infrastructures et des Transports a prévenu que le gestionnaire serait bien recruté.

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