Afrique du Sud

Afrique du Sud: le mouvement Black First, Land First doit cesser ses intimidations

Andile Mngxitama et son mouvement Black First Land First ont été sommés par la justice sud-africaine d'arreter d'intimider les journalistes.
Andile Mngxitama et son mouvement Black First Land First ont été sommés par la justice sud-africaine d'arreter d'intimider les journalistes.
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Afrique du Sud, les intimidations du mouvement Black First, Land First envers certains journalistes doivent s'arrêter. C'est la décision rendue ce vendredi 7 juillet par la Haute Cour de Johannesburg. Ce week-end, le ministre de la police, Fikile Mbalula, s'est réjoui de cette résolution évoquant une liberté d'expression indispensable et des journalistes qui sont un rouage essentiel de la démocratie.

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Tout a commencé mardi dernier, le 4 juillet, le Sanef, le forum sud-africain des éditeurs nationaux, a déposé une requête urgente devant la Haute Cour de Johannesburg, pour que cessent les menaces du mouvement Black First, Land First envers onze journalistes.

L'organisation dont le nom signifie en français « les noirs en premier, le pays en premier », avait rédigé une déclaration sous forme de mise en garde à l'encontre de plusieurs reporters de différents médias, les accusant de dissimuler « sous couvert de journalisme des informations sur des affaires de corruptions dans lesquelles des blancs sont impliqués ».

Les méthodes de ce mouvement créé en 2015 impliquent protestations, manifestations et rassemblement devant le domicile de certains professionnels des médias visés, comme Peter Bruce, le rédacteur en chef du journal The Black Star, qui a vu débarquer devant chez lui des dizaines de personnes en colère. Un autre reporter aurait également été violenté alors qu'il tentait de prendre des photos des perturbateurs.

Ce vendredi suite à l'annonce du verdict, Andile Mngxitama, le leader de Black First, Land First, a réitéré ces menaces envers les plaignants dans les couloirs de la Haute Cour, avec des invectives comme : « les blancs vont mourir avec vous », ou encore « un colon, une balle ». Le mouvement avait jusque vendredi minuit pour stopper toute provocation sous peine de représailles judiciaires.

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