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Afrique / Environnement

La population des éléphants d'Afrique diminue de plus en plus vite

Des éléphants.
Des éléphants. Gaël Grilhot/RFI
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Samedi 12 août 2017, c'est la journée mondiale des éléphants. L'occasion de rappeler qu'en Afrique, principale zone de vie du plus gros mammifère terrestre, ces pachydermes sont extrêmement menacés. Une situation qui ne va pas en s'améliorant, bien au contraire.

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En Afrique un éléphant meurt tous les quarts d'heure, c'est-à-dire que presque 35 000 d'entre eux décèdent chaque année, d'après l'ONG Wildlife Angel. Une tragédie qui touche les quatre grandes zones géographiques de répartition de l'éléphant que compte le continent. Que ce soit les savanes ou les forêts, tous les milieux occupés par les éléphants sont concernés.

Pire, selon l'ONG Wildlife Angel, les choses empirent d'année en année. C'est bien entendu la quête de l'ivoire de ces pachydermes d'Afrique qui est la principale reponsable de leur déclin. En ce moment, un kilogramme de défense se vend 1 500 euros et un éléphant en porte jusqu'à 50 kilos.

Nouvelles mesures européennes

Ces bénéfices juteux donnent des idées aux groupes rebelles et alimentent en armes les guérillas et mafias locales. Face à ces braconniers d'une extrême violence, les moyens investis par la plupart des Etats africains, notamment en patrouilles, sont dérisoires. Il en est de même pour les organisations internationales, qui manquent de moyens sur place.

Les organisations criminelles ont trouvé que le prix de vente de l'ivoire était relativement faible. Pour faire augmenter le marché, elles ont décidé purement et simplement de viser l'éradication de l'espèce.

Quelles sont les raisons de la chute du nombre d'éléphants en Afrique ?

Dans le même temps, à des milliers de kilomètres de l'Afrique, se joue un autre aspect de la lutte contre le braconnage des éléphants. En mai 2017, l'Union européenne, premier marché exportateur d'ivoire vers la Chine, a en effet adopté des directives pour durcir son commerce. Des efforts jugés encore insufisants pour protéger efficacement les 400 000 derniers éléphants d'Afrique.

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