Madagascar

Madagascar: la sécurité maritime au centre des préoccupations de défense du pays

Madagascar souhaiterait développer sa Marine nationale afin de mieux sécuriser les 5 000 km de côtes que compte le pays. (image d'illustration))
Madagascar souhaiterait développer sa Marine nationale afin de mieux sécuriser les 5 000 km de côtes que compte le pays. (image d'illustration)) RICHARD BOUHET / AFP

L'insécurité, une préoccupation majeure du gouvernement malgache. C'est en tout cas ce que souhaitent faire savoir les différentes personnalités de l'Etat. Au ministère des Forces armées, l'un des trois ministères directement concernés par la sécurité du pays, une nouvelle politique de défense et de sécurité nationale est en train d'être élaborée. Au centre de cette stratégie, la sécurité maritime et la lutte contre le grand banditisme.

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La Marine nationale est le parent pauvre de l'armée malgache. Aujourd'hui, 300 marins constituent la force navale de l'île. C'est 5% de l'effectif total du personnel de la défense. A leur disposition, neuf bâtiments, pour surveiller les quelques 5 000 km de côtes et près de 2 millions de km² de zone économique exclusive maritime. Mission impossible donc, mais plus pour longtemps, espère le général Béni Xavier Rasolofonirina, ministre de la Défense.

« 75% des postes qu'on aura à travers le réengagement des militaires qui ont effectué leur service légal iront à la marine malgache, explique-t-il. Mais également aux unités implantées dans les zones dites rouges », c'est-à-dire enclavées, dans lesquelles sévit le grand banditisme, à commencer par les vols de zébus.

Cette répartition est au cœur de la nouvelle politique de défense et de sécurité nationales.  « Sur la mer, il faut qu'il y ait des navires, tant au nord qu'au sud, qu'à l'est et l'ouest. Et également, pour dissuader les dahalos de commettre leurs forfaits, il nous est nécessaire d'avoir des moyens aériens importants pour pouvoir couvrir les zones dites "no man's land". Donc pour pouvoir acquérir tous ces matériels lourds, il faut qu'il y ait un budget assez conséquent voté par le parlement malgache », affirme le général.

L'argent reste le nerf de la guerre. En 2017, une fois les frais de fonctionnement et soldes payés, 5% seulement de l'enveloppe budgétaire de la défense ont été alloués aux investissements. Aujourd'hui, reste à savoir qui des Etats partenaires feront des dons de matériels, de seconde main ou non, pour calculer le budget nécessaire à la mise en œuvre d'une telle politique. Pour le moment, aucun chiffre n'a été révélé.

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