Madagascar

Madagascar: la situation alimentaire dans le sud du pays se stabilise

Petits producteurs des grandes plaines de l'Androy, région du sud régulièrement en proie à l'insécurité alimentaire.
Petits producteurs des grandes plaines de l'Androy, région du sud régulièrement en proie à l'insécurité alimentaire. Photo : RFI / Sarah Tetaud

« Une situation nettement meilleure que l'an dernier », voilà l'essentiel à retenir de la mission humanitaire réalisée dans le Grand Sud de Madagascar. Fin août, organismes gouvernementaux et non gouvernementaux se sont rendus dans deux des trois régions régulièrement en proie à l'insécurité alimentaire. Pour autant, rien n'est joué, une partie de cette population vulnérable reste dépendante de l'appui humanitaire.

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Il y a quelques jours, il foulait encore les grandes plaines arides du sud. De retour de la mission conjointe avec les Nations unies et les représentants des ambassades du Japon et de Norvège, Thierry Venty, le secrétaire exécutif du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes, raconte.

« Ce qu'on a pu voir là-bas, c'est qu'actuellement, il y a beaucoup de denrées produites localement qui sont sur le marché et que les gens commencent à se retrouver à leur aise en termes de nourriture, détaille-t-il. Deuxièmement, on a vu aussi que 50% des personnes qui étaient l'an dernier dans une situation d'extrême vulnérabilité se retrouvent dans une situation nettement meilleure aujourd'hui ».

Les raisons de ces résultats encourageants : une bonne pluviométrie et des actions pertinentes entreprises dans l'Anosy et l'Androy, comme l'acheminement d'eau pour la population, l'agriculture et le bétail, la distribution de semences résistantes, le suivi médical et scolaires appuyés et le transfert monétaire d'urgence sont les principales raisons de ces résulats encourageants, mais la vigilance reste de mise.

« Nous continuons à surveiller certaines poches de vulnérabilité qui se trouvent dans les districts de Bekily et bien sûr d'Ambovombe parce ce que si on baisse les bras maintenant, au moment même où le phénomène El Niño a de fortes chances de revenir l'an prochain (d'après les prévisions des météorologues, en mars), on risque d'avoir une régression de la situation », explique Thierry Venty.

La situation s'est donc stabilisée. Une assistance humanitaire est toujours requise, mais le statut « d'urgence » reste pour le moment levé.

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