Afrique du Sud

Afrique du Sud: une partie de l’ANC soutient Ramaphosa, plongé dans un scandale

Cyril Ramaphosa nie totalement avoir eu des relations avec certaines jeunes filles dont il finance les études (photo d'archives).
Cyril Ramaphosa nie totalement avoir eu des relations avec certaines jeunes filles dont il finance les études (photo d'archives). AFP PHOTO / Moeletsi Mabe

En Afrique du Sud, le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa a reçu le soutien d'une partie de l'ANC, suite à la publication d'informations ayant trait à sa vie privée dans la presse dominicale. Dimanche 3 septembre, le journal Sunday Independent a publié un article prêtant à Cyril Ramaphosa des relations extra-conjugales avec huit jeunes filles ; le journal a reproduit une série d'emails privés pour appuyer ces révélations. Après avoir tenté d'interdire la publication, le vice-président a fermement démenti. Et il a reçu de nombreux soutiens lundi 4 septembre.

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Face aux révélations du journal Sunday Independant, Cyril Ramaphosa a choisi de jouer la carte de la transparence. Dans un journal concurrent, le vice-président a confié dès dimanche avoir entretenu une relation extra-conjugale, qui s'est achevée il y a huit ans, et dont sa femme a connaissance. En revanche, Cyril Ramaphosa nie totalement avoir eu des relations avec certaines jeunes filles dont il finance les études.

Lundi, les soutiens du candidat à la présidence de l'ANC ont pris la défense de leur champion pour désamorcer un potentiel scandale sexuel. La centrale syndicale Cosatu d'abord, qui a refusé d'endosser le rôle de « police des mœurs », et a renouvelé son « soutien total » à la candidature de Cyril Ramaphosa.

Le vice-président peut également compter sur l'appui de Jackson Mthembu, le chef du groupe majoritaire au Parlement, qui a dénoncé une démonstration de « cannibalisme politique ». En revanche, le camp de sa rivale Nkosazana Dlamini Zuma est resté bien silencieux. Pointée du doigt dans cette affaire, la ligue des femmes de l'ANC a démenti être à l'origine de ces rumeurs. Toute cette affaire est en tout cas loin d'émouvoir l'opinion publique. Il faut dire que Cyril Ramaphosa n'est pas le premier homme politique sud-africain visé par une affaire de mœurs.

L'ex-secrétaire général de la Cosatu Zwelinzima Vavi avait été suspendu de ses fonctions pour avoir entretenu une relation avec l'une de ses collaboratrices en 2013. Quant au président Jacob Zuma il a été poursuivi pour viol en 2006. Il avait finalement été blanchi par la justice avant d'être élu à la tête de son parti puis du pays trois ans plus tard.

 

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