Côte d'Ivoire

Les pharmaciens ivoiriens tirent la sonnette d'alarme sur les faux médicaments

Des boîtes de médicaments contrefaits sur le marché Adjame à Abidjan.
Des boîtes de médicaments contrefaits sur le marché Adjame à Abidjan. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Afrique, le trafic de faux médicaments est un véritable fléau. Un trafic d'une telle envergure et si rémunérateur qu'il est en passe de supplanter celui des stupéfiants. Tant et si bien que les professionnels de la pharmacie réunis ces jours-ci à Abidjan ont tiré la sonnette d'alarme.

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« Les médicaments dans la rue c'est la mort dans la rue ». Le slogan que l'on peut entendre dans les rues d'Abidjan et du reste du pays n'a pas l'air de marquer les esprits des malades, tant ceux-ci, pour des questions de coûts réduits, continuent de les consommer abondamment.

Au marché Roxy d'Adjame, faux vaccins, antipaludéens fictifs, fausses poches de sang, produits cosmétiques contrefaits… Tous ces produits pullulent sur les marchés par terre.

Le trafic de faux médicaments prospère dans le pays, ce qui alarme les responsables du secteur. Ceux-ci estiment à 30% les ventes de médicaments contrefaits, ce qui équivaut à une perte de près de 50 milliards de francs CFA (76 millions d'euros) de recettes.

Un marché en passe de dépasser celui du trafic de drogue

Le trafic de faux médicaments est d'autant plus juteux qu'il est moins risqué que celui de la drogue, par exemple. Les peines prévues pour un fabricant ou un trafiquant étant infiniment moins sévères et les moyens de contrôle aux frontières assez faibles.

Toujours d'après les spécialistes du secteur, 10% du marché pharmaceutique mondial est gangréné par ce fléau, qui est en passe de rapporter plus d'argent que celui du trafic de drogue.

Des médicaments qui proviennent d'Asie ou de pays voisins comme le Nigeria ou le Ghana.

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